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une adolescente à l'origine de l'attentat de Maroua?

Vingt-et-un morts et près de 80 blessés. C’est le bilan encore provisoire de l’attentat survenu au Cameroun hier soir dans l'extrême-nord du pays, à Maroua. Cette ville avait déjà été frappée par une double-attaque similaire attribuée aux islamistes nigérians mercredi.

Le capitaine Ndongo, de la gendarmerie de Maroua, est arrivé sur les lieux immédiatement après l'explosion. Selon lui, l’attentat-suicide de samedi soir aurait été provoqué par une jeune adolescente dans un bar d'un quartier populaire de la ville de Maroua. Il raconte :

 « C’est un lieu assez fréquenté par des hommes de nuit qui aiment bien l’ambiance de la soirée. Alors, vers 19h30, on a entendu une détonation assez forte. Je m’y suis rendu immédiatement. Et c’était vraiment la violence, c’était le carnage. C’est une jeune fille d’environ 10-12 ans qui serait allée vers un vendeur acheter une orange. A peine elle a donné l’argent au vendeur qu’elle se fait exploser.
Ce n’est pas elle qui a actionné. Je crois que c’était un déclenchement automatique à distance. Parce que les gens qui étaient autour disent que c’était une jeune fille normale qui allait acheter une orange. Et le vendeur d’oranges a été détruit, pulvérisé complètement. Dix mètres, vingt mètres à la ronde c’était le carnage. 
»

Le périmètre de l’attaque est actuellement bloqué et sécurisé et des auditions sont en cours.

« Eradiquer le mal à la racine »

Une série d’attentats qui n'est toujours pas revendiquée mais qui, pour tous les observateurs, seraient l’œuvre des jihadistes du groupe Etat islamique pour l'Afrique de l'Ouest, ex-Boko Haram. Le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma-Bakary, appelle la population à coopérer avec les forces armées pour faire face à ces attaques.

« Cette bataille aujourd’hui est aussi et surtout celle d’abord de la population. Les militaires sont prêts, les militaires sont au front. Ils ont le savoir et le savoir-faire pour faire face. Encore faudrait-il savoir où se trouve l’ennemi. Boko Haram est en train de nous livrer une guerre asymétrique : ce sont des gens qui se fondent dans la population, vous ne les voyez pas. Alors, les militaires, que voulez-vous qu’ils fassent ? », interroge Issa Tchiroma-Bakary.

« Dès lors qu’ils ne sont pas en mesure d’identifier l’ennemi, c’est à la population donc, de s’investir pour aider les militaires, pour amener les militaires là où se trouvent leurs caches d’armes, là où se trouvent leurs complices. Tout comportement suspect, tout accoutrement suspect, tout ce qui attire l’attention, toute personne étrangère que vous n’avez pas l’habitude de voir ; tout ce qui est suspect doit être signalé aux autorités. Il faudrait donc créer une synergie de l’ensemble de toute ces forces : forces militaires, forces civiles, forces de renseignement, pour pouvoir identifier le mal afin de pouvoir l’éradiquer à la racine », ajoute-t-il.

 

 
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