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DECLARATION A PROPOS DES REVELATIONS D’ABUS SEXUELSSUR DES MINEURS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 DECLARATION A PROPOS DES REVELATIONS D’ABUS SEXUELSSUR DES MINEURS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Le REDHAC et ses membres en République Centrafricaine à savoir : 
-  Edith Douzima : Conseiller du Conseil d’Administration du REDHAC 
-  Guy DANGAVO : Point Focal du REDHAC en RCA, 
-  Jean Jacques MATHAMALE, Point focal délégué du REDHAC en RCA 
-  Carine Poutou Formelle : Point focal déléguée du REDHAC en RCA 
 
Sont consternés par les révélations d’abus sexuels  commis par certains éléments des forces armées française/Sangaris, tchadienne et équato-guinéenne sur les mineurs sur le site des déplacées de l’aéroport M’Poko à Bangui. 
 
Les faits :
Les associations des droits de l’homme membres du  REDHAC en Centrafrique confirment l’information selon laquelle depuis plus d’un an, une dizaine d’enfants mineurs a subi des abus sexuels de la part de certains soldats français (de la mission Sangaris), tchadiens et équato-guinéens qui avaient pour mission de protéger les populations prises dans le conflit engendré par les miliciensde la Séléka et anti Balaka. 
Les associations membres du REDHAC avaient également essayé d’attirer l’attention des autorités sur ce phénomène dans ce camp de déplacées. Mais en vain. Il a fallu l’interview d’une responsable d’ONG internationale à une chaîne de télévision étrangère pour que cette situation soit mise à nue. 
 
Le REDHAC et ses membres en RCA s’étonnent du mutisme des autorités centrafricaines, des autorités françaises, des autorités tchadiennes et  équato-guinéennes de décembre à juillet 2014, alors qu’en plus des enquêtes des associations membres du REDHAC menées sur le terrain, d’autres ONGs internationales et le personnel de l’ONU avaient confirmé les traitements inhumains et dégradants infligés à ces enfants sur le site de l’aéroport de M’Poko à Bangui. 
 
LE REDHAC ET SES MEMBRES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 
-  Condamnent ces traitements inhumains et dégradants  commis sur des mineurs par certains éléments des forces armées française Sangaris, tchadienne, équato-guinéenne. 
-  Regrettent que depuis juillet 2014, aucune poursuite judiciaire n’ait été engagée contre les auteurs incriminés. 
-  Rappellent à tous les Etats concernés que les forces armées déployées sur le territoire centrafricain avaient pour mission primordiale de protéger les populations en général et en particulier les enfants mineurs. 
-  Prennent acte de la réaction des autorités françaises quant à leur volonté de faire la lumière sur cette situation tout en exhortant les autoritéstchadiennes et équato-guinéennes à afficher aussi leur volonté à rechercher la justice. 
-  Exigent l’ouverture d’une enquête sérieuse tant au  niveau national qu’international afin d’établir les responsabilités des uns et des autres aux fins de traduire tous les auteurs devant la justice. 
-  Exigent une réparation conséquente et immédiate à toutes les familles et aux enfants mineurs. 
-  Mettent en garde contre toute tentative d’intimidations pour étouffer cette affaire. 
 
LE REDHAC ET SES MEMBRES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
 
Rappellent que la Charte Africaine des Droits et duBien-être de l’Enfant en son Article 22 intitulé « CONFLITS ARMES » stipule que : « Al.1 : Les Etats s’engagent à respecter et à faire respecter les règles du Droit International Humanitaire applicables en cas de conflits armés qui affectent particulièrement les enfants ». « Al.3 : Les Etats doivent, conformément aux obligations qui leur incombent en vertu du Droit International Humanitaire, protéger la population civile en cas de conflit armé et prendre 
toutes les mesures possibles pour assurer la protection et le soin des enfants qui sont par un conflit armé. Ces dispositions s’appliquent aussi aux enfants dans les situations de conflits armés internes, de tensions ou de troubles civils. » 
Au vu de ces dispositions de la Charte Africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant, 
 
LE REDHAC ET SES MEMBRES EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE 
Recommandent à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) de s’approprier de la situation de ces enfants en RCA  en utilisant tous les mécanismes existant afin d’exiger réparation conformément aux instruments régionaux et internationaux en matière d’actes de traitements inhumains et dégradants. 
                                                                                                                                                               Le 07 Mai 2015 
 
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