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GUINNEE EQUATORIALE : Arrestation et détention arbitraires de deux défenseurs des droits humains en: Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin, campagne de dénigrement par les médias des défenseurs

 GUINNEE EQUATORIALE : Arrestation et détention arbitraires de deux défenseurs des droits humains en: Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin, campagne de dénigrement par les médias des défenseurs

COMMUNIQUE DE PRESSE

Douala-Bata, le 20 mars 2015: Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) s’inquiète vivement des represailles donc sont victimes les défenseurs en Guinée Equatoriale, représailles qui se caractérisent par des harcèlements, arrestation et détentions arbitraires dans les commissariats de police et une campagne de dénigrement de la chaîne de télévision « d’Afrique Media Guinée Equatoriale ».

Les faits :

Quelques jours avant l’ouverture de la Coupe d’Afrique des Nattions (CAN 2015) en Guinée Equatoriale, les défenseurs des droits humains à Bata ont voulu protester contre la décision des autorités Equato-Guinéennes d’acceuillir la dite Coupe sur le sol équato-guinéen.

Selon Messieurs OKENVE Célestin, défenseur des droits des droits humains et Santiago Martin ESSONO Point focal du REDHAC en Guinée Equatoriale : « les populations vivent dans la pauvreté. L’organisation de cette Coupe d’Afrique des Nattions (CAN) était inopportune car ceci s’apparente à une campagne de marketing communicationnelle pour les autorités Equato-guinéennes, surtout dans un contexte où les droits fondamentaux des citoyens sont constamment violés par ceux là même qui doivent les protéger.

Ils ont voulu par une manifestation pacifique appeler les populations à exprimer leur mécontentement devant les autorités équato-guinéennes. Pendant qu’ils s’apprêtaient à se rassembler, ils ont été arrêtés par les éléments de la Police Centrale de Bata.

M. Santiago Martin ESSONO point focal du Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) a passé 5 jours de détention et M. OKENVE Célestin a passé 15 jours dans les mêmes locaux. Ils ont été libérés sans savoir exactement le motif de leur détention.

Par ailleurs, les défenseurs de la Guinée Equatoriale font l’objet de campagne de dénigrement médiatique sur une chaîne de télévision « Afrique MEDIA » qui couvre également la Guinée Equatoriale.

M. Alfredo OKENVE, Point Focal Délégué du REDHAC en Guinée Equatoriale déclare : « les défenseurs des droits humains en Guinée Equatoriale sont devenus la cible de cette chaîne qui martèle aux populations qu’elle défend le panafricanisme, la solidarité, le developpement et que tous ceux qui critiquent les autorités sont les ennemis internes et/ou externes qui conspirent pour destabiliser le pays. C’est dans ce nouveau contexte de lynchage médiatique, et autres denigrements que nous essayons de travailler ».

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

- dénonce et condamne les condamne les arrestations et détentions arbitraires des défenseurs Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin ;

- condamne toutes formes de représailles contre les défenseurs en Guinée Equatoriale et en Afrique Centrale, représailles qui se caractérisent par les intimidations, des harcèlements et les détentions et arrestations arbitraires, et la nouvelle forme de dénigrement qui passe par les médias accompagné d’un mutisme des autorités;

Aux autorités de la Guinée Equatoriale :

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande :

- le respect de la Déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies de 1998, la Déclaration de Grand Baie 1999, et de Kigali de 2003 relatives aux défenseurs des droits humains ;

- de garantir l’intégrité physique et psychologique des défenseurs des droits humains en Guinée Equatoriale et en particulier celles de Santiago Martin ESSONO et OKENVE Célestin ;

- d’ouvrir une enquête afin que les commanditaires des arrestations et détentions arbitraires de nos collaborateurs répondent de leurs actes pour une lutte contre l’impunité.

- de s’approprier de la résolution 196 de la CADHP sur la situation des défenseures des droits humains adoptée lors de la 50e Session Ordinaire de la CADHP à Banjul en 2011. Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)

- d’exhorter les autorités Equato-guinéennes en particulier et les celles de l’Afrique Centrale en général de mettre en œuvre la Résolution 196 de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) sur la situation des Défenseures des Droits humains adoptée lors de sa 50e Session Ordinaire de la CADHP à Banjul en 2011.

 
 
  Le REDHAC couvre 8 pays de l’Afrique Centrale et a pour mission :
- La protection, le soutien multiforme des défenseurs des droits humains sans discrimination et conformément à la Déclaration de l’Assemblée Générale des Nations Unies adoptée le 9 Décembre 1998, la Déclaration de Grand Baie du 12 avril 1999 et de Kigali du 8 mai 2003, toutes relatives aux défenseurs des droits humains ;
- La lutte contre les arrestations et détentions arbitraires, et autres violations des droits et libertés individuelles en Afrique Centrale ;
- La lutte pour le respect et la liberté d’association, d’expression, de manifestations pacifiques ceci conformément aux instruments nationaux, régionaux et internationaux librement ratifiés par ces états de l’Afrique Centrale ;
- La promotion d’une justice équitable pour tous. 
 
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