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GREVE DES SYNDICATS DE LA FONCTION PUBLIQUE ET INTERDICTION DE MANIFESTATION PACIFIQUE AU GABON

 COMMUNIQUE DE PRESSE

Douala-Libreville, le 11 Mars 2015 : Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC)  s’inquiète vivement de la situation qui prévaut au  Gabon et demande aux autorités le respect de la liberté de manifestations pacifiques garantie par la constitution gabonaise. Depuis le mois de Décembre  2014, les syndicats de la fonction publique et notamment celui des enseignants sont engrève. Il revendique l’augmentation de salaire promis par le Président de la République duGabon M. Ali Bongo lors de son discours de fin d’année, le 31 Décembre 2014. 
 
Selon le point focal du REDHAC au Gabon, M. Jean Elvis Ebang ONDO : «  La grève est au Gabon depuis le début de l'année et presque dans tous les secteurs. Dans le secteur de l'éducation, nous avons commencé les cours après unmois de la rentrée des classes en octobre 2014. Elle a été reconduite en février 2015. Nous tendons vers une année blanche ». 
 
Il ajoute que les motifs de cette grève sont multiples à savoir: «  l'injustice sociale, les détournements de deniers publics, la corruption, les mauvaises conditions de vie et de travail des fonctionnaires devant un système fermé au dialogue qui brille par la démagogie conduisant les Gabonais dans l'obscurantisme total…». 
 
Rappel des faits :
 
Dans son discours de fin d’année adréssé à la nation gabonaise le 31 Décembre 2014, le Président Ali Bongo ONDIMBA avait annoncé des mesures visant à améliorer la vie des fonctionnaires et des agents publics au Gabon, mesures qui devraient entrer en vigueur dès le 25 Janvier 2015. 
 
Le 09 Février 2015, face au mutisme du gouvernementles membres des différents syndicats se sont donnés rendez-vous dans une école de Libreville pour une marche de protestation pacifique contre ce qu’ils considèrent comme de graves violations de leurs droits. 
Malheureusement, la police gabonaise avait bloqué tous les accès, les empêchant de se rassembler. Ils se sont finalement rabattus au « Rond-Point de la Démocratie ». 
 
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) est très préoccupé par la situation qui prévaut en ce momentau Gabon notamment : 
 
La restriction des libertés fondamentales, à savoir: le droit aux manifestations pacifiques, à la liberté d’association et de syndicats, à un travaildécent. 
 
RESEAU DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS 
EN AFRIQUE CENTRALE 
En conséquent : 
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale(REDHAC)demande 
aux autorités gabonaises le respect des articles 9 alinéa 2, 10 alinéa 1 et 15 de la Charte 
Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui stipulent :
-  Article 9 alinéa 2 : « Toute personne a le droit d’exprimer et de diffuserses 
opinions…. »
-  Article 10 alinéa 1 : « Toute personne a le droitde constituer librement des 
associations avec d’autres… » ; 
-  Article 15: «  Toute personne a le droit de travailler dans des conditions équitables et satisfaisantes et de percevoir un salaire égale pour un travail légal». 
 
Enfin, 
Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale(REDHAC)demande au Président de la République du Gabon, M. Ali Bongo ONDIMBA de respecter ses engagements pris lors du discours de fin d’année adréssé à la nation gabonaise le 31 Décembre 2014 en ces termes: « j’ai demandé au gouvernement de maintenir le cap des réformes structurelles de notre économie et de conduire à bon terme, les chantiers engagés depuis quelques années tels que, le soutien à la politique de partage, le renforcement de l’Etat de droit et de la sécurité, l’amélioration de la gestion des finances publiques et l’apurement de la dette intérieure». 
 
Le REDHAC couvre 8 pays de l’Afrique Centrale et a pour mission : 
-  La protection, le soutien multiforme des défenseurs des droits humains sans discrimination et conformément à la Déclaration 
de l’Assemblée Générale des Nations Unies relative aux défenseurs et adoptée le 9 Décembre 1998, la Déclaration de Grand Baie du 12 avril 1999 et de Kigali du 8 mai 2003; 
-  La lutte contre les arrestations et détentions arbitraires, et autres violations des droits et libertés individuelles en Afrique Centrale ; 
-  La lutte pour le respect et la liberté d’association, d’expression, de manifestations pacifiques ceci  conformément aux instruments nationaux, régionaux et internationaux librement ratifiés par ces états de l’Afrique Centrale ; 
-  La promotion d’une justice équitable pour tous. 
 
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