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COMMUNIQUE

 COMMUNIQUE DE PRESSE Douala-Cameroun, le 20 février 2015 : Le Réseau de Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) est préoccupé par la situation que traverse les membres de l’Association pour la Défense des Droits des Etudiants au Cameroun (ADDEC) en particulier le Président BATOUM Ba Nyobe Jean Thierry. Dans un bus « FINEX » immatriculé « LT 223 AZ » venant de Douala pour Yaoundé, ce défenseur des droits des étudiants a été drogué, puis dépouillé de son téléphone portable de son ordinateur portable de marque « Lunovo », du cachet de leur association, de quelques documents importants et d’une somme de 27 000fcfa par un inconnu. Les faits : Le 10 février 2015, le Président de l’Association pour la Défense des Droits des Etudiants au Cameroun (ADDEC), était parti de Yaoundé pour Douala afin d’honorer au rendez-vous qu’il avait sollicité auprès du Réseau de Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) dans le cadre du lobbying et de médiation que le (REDHAC) mène auprès des autorités camerounaises afin de permettre : - la réinsertion à l’Université de Yaoundé I des étudiants BATOUM Ba Nyobe et Jean Thierry TCHALEU DEMANGA Barthélémy, Président et Secrétaire Général de l’ADDEC tous deux exclus temporairement pour 2 ans de l’Université pour « actes d’incitation à la désobéissance susceptible de compromettre le fonctionnement normal de l’Institution Universitaire» par le ministre de l’enseignement supérieur ; - l’abandon du procès intenté par l’Université de Yaoundé I à NANA Clovis, membre de l’ADDEC devant le Tribunal de 1e Instance de Yaoundé Centre Administratif pour « manifestations et réunion publiques ». Après cet entretien, M. Batoum est allé à l’agence « FINEX » de Douala, il déclare : « J’ai acheté le ticket n° 16 pour un retour sur Yaoundé dans le bus FINEX immatriculé LT 223 AZ . Après plus de 3 heures d’attente, le bus a enfin commencé à embarquer c’est alors que j’ai été approché par un monsieur d’une quarantaine d’années qui me demanda de lui réserver une place dans le bus étant donné que je devais y accéder avant lui. Il avait un tiket n° 23 ou 26. Ce que j’ai fait une fois dans le bus. Le bus quitta l’agence à 18h 30 minutes. Durant le voyage le monsieur me proposa un biscuit qu’il avait sorti de son paquet. Quelques minutes plus tard après sa consommation, j’ai plongé dans un sommeil profond. A mon réveil je constatai que le monsieur était descendu en cours de route et j’étais dépossédé de mes effets cités plus haut. En titubant sous l’effet de la drogue pour alerter le chauffeur, je suis tombé au couloir et me suis bléssé». Cameroun-Région du Littoral-Ville de Douala -En face SGBC Bali - Derrière la Station Total -1e Villa Portail Marron N° de récépissé : 6321/2010/RDDA/C19/BAPP Statut d’Observateur auprès de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP) Membre de la Coalition pour une Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples efficace B.P. 2863 Douala-Cameroun –Tél. B.: (00237) 233 42 64 04 – Mob. : (00237) 693 54 83 66/696 08 02 73 Email: redhac.executifddhafricentrale@gmail.com - Site Web: www.redhac.org 1 REDHAC RESEAU DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS EN AFRIQUE CENTRALE Rappel des faits : Dans le cadre de leurs activités au sein de leur association, les étudiants membres de l’ADDEC avaient organisé une série de manifestations afin d’obtenir les meilleures conditions d’étude. Ils avaient à cet effet organisé une conférence au sein du campus afin de sensibiliser leurs camarades sur l’obtention d’une carte. A la suite de ces manifestations, Ms. Batoum ba Nyobe et TCHALEU respectivement président et secrétaire général de l’ADDEC ont, par lettres n° 14-8717 du 01 Décembre 2014 concernant M. BATOUM Ba Nyobe Jean Thierry et n° 14-8716 du 01 Décembre 2014 concernant M. TCHALEU DEMANGA Barthélémy d’une exclusion temporaire de 2 ans de l’Université par le ministre de l’enseignement supérieur. Les deux sont accusés « d’actes d’incitation à la désobéissance susceptible de compromettre le fonctionnement normal de l’Institution Universitaire». Le premier était en 5e année à l’Ecole normale Supérieure et le second en 5e année de Polytechnique. Quant à monsieur NANA Clovis membre de ladite Association (ADDEC), il est poursuivi devant le Tribunal de 1e Instance de Yaoundé Centre Administratif pour « manifestations et réunion publiques ». M. NANA Clovis se prêtait à distribuer un document avec d’autres étudiants membres de l’ADDEC dans l’objectif de demander la réinsertion de leurs camarades à l’Université. Arrêté, gardé à vue au commissariat de Yaoundé 3 puis au commissariat central pendant une semaine, il est ensuite déféré devant le procureur du tribunal qui l’a mis en liberté provisoire après le paiement par le REDHAC de 50 000FCFA de caution et de la présentation de 3 garants. Il comparaît librement. Le Réseau de Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) reste très préoccupé par : - la situation de ces défenseurs des droits humains, membres de l’Association pour la Défense des Droits des Etudiants au Cameroun (ADDEC), en particulier celle de Ms. BATOUM Ba Nyobe Jean Thierry, Président, TCHALEU DEMANGA Barthélémy, Secrétaire Général, et NANA Clovis membre de ladite Association ; - s’interroge sur nature de cette agression et sur le dépouillement des documents importants de l’Association que détenait leur président dans le bus; - condamne avec fermeté cet acte odieux et demande à l’agence « FINEX » de mettre à la disposition des autorités judiciaires le bordereau de départ du bus « FINEX » immatriculé « LT 223 AZ venant de Douala pour Yaoundé afin retrouver l’agresseur qui devrait répondre de ses actes. - Demande au Directeur de la compagnie FINEX d’indemniser M. Batoum Ba Nyobe qui a eu un préjudice dans son bus. Aussi, Le Réseau de Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) exhorte les autorités camerounaises de procéder à : - la réinsertion des étudiants BATOUM Ba Nyobe Jean Thierry et TCHALEU DEMANGA Barthélémy dans leur classe respective ; - l’abandon des poursuites judiciaires contre M. NANA Clovis ; - la protection physique et psychologique des étudiants et membres de l’Association pour la Defense des Droits des Etudiants au Cameroun (ADDEC) en général et en particulier celle de BATOUM,TCHALEU et NANA.

 
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