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BOKO HARAM ET LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS DANS LA REGION DE L’EXTREME-NORD DU CAMEROUN

 BOKO HARAM ET  LES VIOLATIONS DES DROITS HUMAINS DANS LA REGION DE L’EXTREME-NORD DU CAMEROUN :

 

DECLARATION :

 

Douala, le 15 janvier 2015 : Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) s’inquiète de la dégradation de  la situation des Droits de l’Homme dans la région de l’Extrême-Nord du Cameroun suite aux attaques des éléments de la Secte Boko Haram depuis le mois de février 2013.

 

Tout en félicitant et en encouragent l’armée camerounaise pour sa bravoure afin de mettre hors la loi cette Secte qui sème la terreur dans cette partie du Cameroun, Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) constate néanmoins que cette zone est devenue la proie à toute sorte de violations des droits humains en toute impunité par ;  d’une part la Secte Boko Haram qui tue tout ceux qu’elle rencontre à son passage, détruit et pille tous les biens (vivres alimentaires, plantations, le bétail…) ; d’autre part, certains chefs de l’armée dont M. ZE ONGUENE, Commandant de la légion de Gendarmerie de l’Extrême Nord qui de source  digne de foi intime ses éléments à utiliser toute sorte de méthode pour extorquer les informations. Par exemple, lors des bouclages des villages MAGDEMA et GUIDIVIG par ses éléments, plusieurs personnes auraient été arrêtées et conduites à la légion de gendarmerie de l’Extrême-Nord. Parmi les personnes arrêtées, une cinquantaine de personnes s’est retrouvée morte asphyxiée dans les cellules de ladite légion et ensuite enterrée dans une fosse commune en brousse selon les sources digne de foi.

 

On relève également de nombreuses intimidations,  des actes de tortures à l’encontre des populations afin de leur extorquer les renseignements. Les pillages des biens de ces populations par certains éléments de l’armée sont également signalés au REDHAC.

 

C’est pourquoi :

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) Tout en félicitant l’armée camerounaise,

 

-          condamne avec sa dernière énergie les violations des droits humains perpétrées à l’encontre des populations  par certains éléments sous l’ordre du  commandant ZE ONGUENE de la légion de gendarmerie de l’Extrême-Nord ;

 

-          reste  préoccupé des  actes de tortures infligés aux populations en vue de leur extorquer des informations, ceci en contradiction avec les textes régionaux et internationaux ratifiés par le gouvernement camerounais contre, les mauvais traitements,  la torture et les traitements humiliants et dégradants ;

 

-          reste préoccupé par les pillages des biens des populations de cette localité récurrents et perpétrés par certains éléments de l’armée, pillages qui mettent toute la population dans une famine avec pour conséquence un exode massif;

 

-          rappelle que la mission première de l’armée camerounaise  est de protéger les populations qui vivent déjà la terreur de BOKO HARAM.

Aussi à l’Union Africaine, le REDHAC demande:

 

-          de fédérer leurs efforts pour lutter efficacement contre BOKO HARAM ;

 

-          d’exhorter le gouvernement camerounais à doter l’armée camerounaise de moyens adéquats afin d’éviter à cette dernière de commettre comme on le note pour le condamner de nombreuses exactions des droits humains sur les populations et les défenseurs dans cette région ;

 

-          d’exhorter au gouvernement camerounais de collaborer avec la société civile et toutes les forces vives pour une synergie d’action contre BOKO HARAM ;

­

Au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies (ONU) :

 

-          De soutenir tous les efforts de la société civile et des  autres forces vives pour le retrait de l’article 2 alinéa1 de la  loi N° 962/PpJl/AN contre le terrorisme, adoptée par l’Assemblée Nationale en décembre 2014 qui stipule:

« Est puni de la peine de mort, celui qui, à titre personnel, en complicité ou en coaction, commet tout acte ou menace susceptible de causer la mort, de mettre en danger l'intégrité physique, d'occasionner des dommages corporels ou matériels, des dommages de ressources naturelles, à l'environnement ou au patrimoine culturel dans l'intention :

a) d'intimider la population, de provoquer une situation de terreur ou de contraindre la victime, le gouvernement et/ou une organisation nationale ou internationale, à accomplir ou à s'abstenir d'accomplir un acte quelconque, à adopter ou à renoncer à une position particulière ou à agir selon certains principes ;
b) de perturber le fonctionnement normal des services publics, la prestation de services essentiels aux populations ou de créer une situation de crise au sein des populations;

c) de créer une insurrection générale dans le pays. » ;

 

-    De demander au gouvernement camerounais d’interpeller tous les coupables au sein de l’armée qui commettent les exactions et les crimes graves des droits humains au nom de la lutte conte la Secte Boko Haram et de les juger conformément aux qui lois nationales et conventions internationales en matières de crimes de guerre.

Pour toutes les actions  urgentes :

REDHAC : Tél : (+237) 2 33 42 64 04/ (+237) 6 93 54 83 66

 

Autres contacts :

M. Paul Biya, Président de la République, Présidence de la République, Palais de l’Unité :

1 000 Yaoundé Cameroun /Fax (+ 237) 222 22 08 70

Premier Ministre : M. Philémon YANG :

Tél. : (+237) 222 23 92 54 / 222 23 57 60 / 222 23 57 50 / 222 21 00 42/Fax : (+237) 222 23 57 65

Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense : M. Edgar A. MEBE NGO’O

 Tél. : (+ 237) 222 22 15 24/ Fax (+ 237 ) 222 23 59 71

 

Ministre d’Etat, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : M. Laurent ESSO :

Tél. :  (+237) 222 23 55 56/Fax : (+237) 222 23 55 59

 
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