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COMMUNIQUE DE PRESSE

De sources concordantes, monsieur Kambale-Musonia a été assassiné à Kirumba aux environs de 19h30 à proximité de son domicile alors qu’il rentrait de sa rédaction. Trois individus armés en embuscade lui ont tiré trois balles à bout portant dans la poitrine. Bien que le mobile du crime reste à éclaircir, les activités journalistiques de monsieur Kambale-Musonia pourraient être à l’origine de son assassinat. En effet, Selon les organisations locales de protection des droits de l’Homme, quatre jours avant son assassinat, Kambale-Musonia avait animé une émission de libre antenne intitulée « kirumba toka tshini » (Kirumba lève-toi), au cours de laquelle les intervenants avaient dénoncé le climat d’insécurité qui prévaut à Kirumba. La population y vit dans une psychose du fait des exactions qui sont perpétrées par des bandits armés opérant avec la complicité de la police locale. Le REDHAC constate qu’en l’espace de quatre ans, entre le 13 juin 2007, jour de l’assassinat du journaliste Serge Maheshe, et le 21 juin 2011, six journalistes ont été tués à l’Est de la République Démocratique du Congo. Il s’agit de : Serge Maheshe, Patrick Kikuku, Didace Namujimbo, Bruno Koko Charambinza, Patient Chebeya Montigomo et Witness Patchelly Kambale-Musonia. Par ailleurs, le REDHAC rappelle qu’auparavant, Mutombo Kayilu avait été poignardé au Katanga en 2006, Franck Ngyke et Bapuwa Mwamba tués à Kinshasa en 2005 et 2006. Malheureusement, ces crimes sont pour la plupart restés non élucidés et impunis. Face à cette situation, le REDHAC : 1. Condamne avec la dernière énergie les violations flagrantes et assassinats en RDC sur les journalistes en particulier et les Défenseurs des Droits Humains en général ; 2. Craint que l’assassinat de Witness Patchelly Kambale-Musonia ne soit le début d’une nouvelle série qui a pour but de museler la presse à l’orée du processus électoral prévu dans ce pays à la fin de l’année 2011 ; 3. Met en garde le gouvernement de RDC en particulier, mais aussi tous les gouvernements de l’Afrique Centrale contre toutes les exactions commises contre les Défenseurs des Droits de l’Homme. Le REDHAC ne ménagera aucun effort pour saisir tous les mécanismes juridictionnels et non juridictionnels afin que justice soit rendue et que les auteurs de ces crimes ignobles et iniques soient sanctionnés. Au regard de ce qui précède, le REDHAC recommande : 1. Au gouvernement - D’ouvrir, sans délai, une information judiciaire sur l’assassinat de Witness Patchelly Kambale-Musonia afin que les auteurs de ce crime soient identifiés et traduits devant les juridictions compétentes ; - De garantir, aux citoyens, le libre accès à l’information et à la communication ; - De garantir la protection des journalistes contre les menaces et entraves dans l’exercice de leur fonction; - De prendre des mesures pour faire cesser la campagne des assassinats des journalistes en République Démocratique du Congo ; - De respecter, en toute circonstance, les engagements pris par la République Démocratique du Congo en matière de droits de l’Homme, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse ainsi que le respect du droit à la vie. 2. A la communauté internationale - De prendre les mesures qui s’imposent pour amener la RDC à respecter ses engagements internationaux en matière de droits de l’Homme, notamment en ce qui concerne la liberté de la presse et le respect du droit à la vie. Fait à Douala le 24 juin 2011 Signer par tous les participants présent au Séminaire de Formation sur la SECURITE NUMERIQUE ET LA PROTECTION DES DEFENSEURS DES DROITS HUMAINS EN AFRIQUE CENTRALE 
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