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communique de presse du Redhac à propos de 4 employées de l'Acdic arrêtées à Yaoundé et de 33 autres activistes de l'ACDIC‏

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale, (REDHAC) vient d’apprendre avec consternation l’arrestation et la détention depuis hier nuit de 4 employées de l’Acdic, toutes les femmes et de 33 autres activistes venus du Centre, du Sud, du Littoral, de l’Est. Ces personnes qui se trouvaient au siège de l’ACDIC venaient de terminer les derniers réglages pour leur manifestation de soutien aux pasans camerounais en vue de l’amélioration de leurs conditions de travail . Le REDHAC est préoccupé par cette arrestation d’autant plus qu’on y retrouve les femmes et les personnes âgées. Le 30 mai 2011, aux environs de minuit, alors qu’ils venaient de terminer à leur siège la réunion préparative de la manifestation pacifique qui devait avoir lieu à Yaoundé le 31 mai 2011 et qui consistait à soutenir les paysans camerounais qui revendiquent les meilleures conditions de travail; - Mme Yvonne Takang ; Secrétaire permanente à l’ACDIC - Mme Lydie Kenmegne, assistante de Direction à l’Acdic - Mme Elvine Yamdjeu ; Infographiste à l’Acdic - Mme Francine Tolom fonctionnaire de l’ACdic - M. Aboubakar Amadou - 32 autres militants venus du centre, du sud, de l’Est, du Littoral Ont été arrêtés par les éléments de force de l’ordre du Commissariat Central de Yaoundé Ier. De source digne de foi et vérification faite, ces personnes sont toujours incarcérées au moment où nous écrivons ce communiqué et parmi elles, figurent les personnes âgées. Les éléments du Commissariat qui les ont arrêté leur reprochent ‘d’atteinte à l’ordre public et participation à une manifestation illégale’’. Le REDHAC : - condamne avec fermeté cette arrestation arbitraire des employés de l’Acdic et des paysans qui sont venus de tout le territoire afin de manifester pacifiquement aujourd’hui pour l’amélioration de leur conditions de travail dans les champs. - Exprime son inquiétude quant au nom respect des lois de la République qui consistent à garantir le droit à toute personne le bien être. - Rappelle aux autorités camerounaises que la liberté d’expression, la liberté de manifester pacifiquement, d’appartenir à une association, de se réunir sont des droits qui sont inscrits dans le préambule de notre constitution et doivent être garantis par l’Etat de Droit du Cameroun. Aussi, Le REDHAC demande aux autorités de la République du Cameroun de: - libérer sans condition et à l’immédiat les employés de l’Acdic et tous les paysans arrêtés arbitrairement hier au siège de l’ACDIC ; - garantir l’intégrité physique et psychologique des personnes âgées qui se trouvent dans les locaux du Commissariat de Yaoundé Ier ; - d’éviter tout traitement inhumain et dégradant à l’endroit de ces activistes - prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la sécurité des défenseurs des droits de l’homme au Cameroun surtout en cette période pré-électorale - de tenir pour responsable les éléments de force de l’ordre qui se sont introduits dans le siège d’une association, ont arrêté des citoyens y compris les personnes âgées afin qu’ils répondent de leurs actes et soient punis, Au Conseil des Droits de L’homme de l’ONU de - demander aux autorités de la République du Cameroun de garantir la liberté d’expression, d’association et de manifester pacifiquement dans notre pays - se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les Défenseurs des droits de l’Homme ; - demander aux Etats de l’Afrique Centrale de s’engager publiquement à inclure dans leurs législations des dispositions pour la protection, la sécurité des défenseurs des droits de l’homme. - Demander que ces éléments de force de l’ordre soient traduits en justice et punis selon les lois de la République du Cameroun A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples : - D’exiger du gouvernement Camerounais le respect de ses engagements concernant la protection des défenseurs des droits de l’homme tel que stipulés dans les Déclarations de Kigali et de Grand Baie ; - D’exiger du gouvernement camerounais le respect de sa constitution qui fai sienne la Déclaration Universelle des droits de l’homme (liberté d’association, de manifester pacifiquement, de se réunir etc…) - D’exiger l’arrestation et le déferrement des ces éléments de force de l’ordre devant les tribunaux - de soutenir le plaidoyer pour la sécurité et la protection des défenseurs en exigeant des Etats Africains de s’engager publiquement et fermement à prendre des mesures pour la protection effective des droits de l’homme ; - De faire respecter toutes les conventions signées par notre pays relatives aux droits de l’homme et au droits des défenseurs 
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