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Interview de la Directrice Exécutive au jounrnal Miss Afrika

Maximilienne NGO MBE
« Nous prenons la résolution d’éduquer au maximum »

Titulaire d’une attestation des formateurs sur la protection et la sécurité des droits humains. Ce dynamisme lui a permis d’accéder au poste de présidente exécutive du REDHAC( Réseau des DEFENSEURS DES Droits Humains en Afrique Centrale), ce réseau qui englobe et les organisations des défense des droits de l’homme, et les avocats, et les organisations non gouvernementales, et les journalistes et bien d’autres activistes isolés.

Qu’est ce que le REDHAC ?
Le REDHAC est un concept né en 1998 par le conseil des nations unies sur les droits de l’homme. Son précédent siège étant en République Démocratique du Congo, il est déporté au Cameroun en Avril 2010 afin de faciliter les initiatives de la présidente et conformément au règlement intérieur de réseau qui stipule que : « Le siège se déplace en fonction du lieu de résidence de la présidente « .A l’occasion de la conférence de presse du 10 décembre 2010 tenu au siège du REDHAC, la directrice exécutive s’est confiée à miss Afrika.

Déjà plus d’un demi siècle, après la déclaration universelle des droits de l’homme, pensez-vous que le REDHAC pourrait éradiquer ce fléau qui a à priori ne cesse de prendre de l’ampleur ?
Ce fléau ne peut être complètement éradiquer, mais du moins nous avons recensé des améliorations avec le travail, le temps et même nos propres gouvernants : En Afrique Centrale, nous sommes passés des Etats Démocratiques, les Défenseurs peuvent désormais poser leur problèmes, dénoncer des faits et gestes illicites, bref parler haut ce qui, autrefois se disait bas, très bas.
Compte tenu des représailles étatiques, des manquements individuels, le REDHAC a-t-il les chances de mener à bien ses missions en Afrique Centrale en général et au Cameroun en particulier ?
Le REDHAC a des défis auxquels il s’attèle ;à cet effet il doit résister à toutes difficultés qu’il puisse rencontrer, parc qu’il en aura toujours ?  Nous essayons tout simplement de les maîtriser, de les contourner ? Des manquements individuels, on ne peut non plus s’en passer en tant qu’être humains ; mais nous prenons la résolution d’éduquer au maximum les individus par le dialogue, sur des textes qui régissent ce protocoles enfin de rehausser les bienfaits des défenseurs ?
Le REDHAC apparaît-il comme une bouffée d’air frais pour les défenseurs ?
Oui, le réseau plaide pour la liberté des défenseurs, la liberté de défendre les droits humains ? Le REDHAC a des fonds urgents qui permettent de sécuriser l’environnement des défenseurs, d’apporter un secours immédiat aux défenseurs en danger ? Aussi, le REDHAC ne se limite pas seulement à dénoncer il forme des défenseurs en qualité de consultants, d’experts afin que ces derniers puissent postuler, promouvoir les services dont ils sont aptes à rendre ? Tous les activistes ont intérêt à prouver au jour pouvoir  bénéficier valablement de cette bouffée d’air frais ?
Quelles mesures avez-vous mis sur pied pour approcher et sensibiliser les activistes ?
Nous envoyons des lettres d’information aux associations, aux activistes isolés qui ont démontrés par leur courage et leur prédisposition dans la défense des droits humains, des avocats qui ont plaidés la cause des défenseurs contre Zéro franc ?
A propos du bulletin trimestriel, est-ce le cahier de charge de REDHAC ?
Il s’agit de l’un des défis qui nous attendent à court terme.  C’est juste un bulletin qui reprend la situation des défenseurs en Afrique Centrale après  chaque trimestre, bref un rapport d’activité de nos points focaux sur la commission Africaine, sur les forums des ONG et bien d’autres évènements.

Parlez-nous de la situation actuelle des défenseurs au Tchad.
Au Tchad, la situation des défenseurs est plus bousculant, plus dramatique, plus difficile à gérer que dans  d’autres pays d’Afrique Centrale ? En plus de l’Etat répressif, les bandes armées et les ministres intimident les défenseurs ? A tous ceci on ajoute aussi la répression des chefs d’entreprises.  La menace au Tchad est psychologique (coup de fil anonyme avec les numéros inconnus, les échos téléphoniques) .  C’est cette forme écologique vicieuse de menace qui est aujourd’hui pratiquée au Tchad.
Je lance ainsi un appel à la conscience de l’Etat Tchadien face aux défenseurs ; ces derniers ne sont pas adversaires, mais plutôt des partenaires qui mesurent la situation des droits de l’Homme et qui attirent l’attention de l’Etat sur des engagements qu’il est tenu de les respecter.
Aux ministres, ils ont intérêt à porter leurs revendications, non pas sur des défenseurs, mais sur l’Etat, il faut qu’ils arrêtent de tuer les défenseurs, car ils n’ont  aucun droit de ôter la vie à un être humain ?

 
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