Déjà visiteurs: 551070 - Actuellement 179 connectés
 
 Acceuil »  Actualités »  Dernières nouvelles

COMMUNIQUER DE PRESSE

Lundi 19 Août 2013, le journaliste Mr Eric Topona et le blogueur Mr Jean Laokolé ont été condamnés, à trois ans de prison avec sursis par le Tribunal de Première Instance de N’Djamena. Ces derniers sont accusés de « diffamation et complot d’atteinte à l’ordre public n’ayant pas abouti » pour avoir échangé des mails projetant d’appeler à un  soulèvement populaire.

Les deux prévenus contestent les faits, l’un des avocats de la Défense, Pierre Mialengar a indiqué à la fin de l’audience son intention d’interjeter appel.

Les faits :

Mr Eric Topona, ancien journaliste de la radio nationale et secrétaire général de l’union des journalistes Tchadiens (UJT) avait été emprisonné depuis le 6 mai 2013.  Mais avant son arrestation au moins trois personnes avaient été tuées et plusieurs députés arrêtés dans le cadre d’un complot présumé que les Autorités Tchadiennes ont assuré avoir déjoué.

Mr Jean-Etienne Laokolé ,auteur ,activiste, blogueur et travailleur humanitaire Tchadien avait été incarcéré le 22 mars 2013, son père, Jean-Baptiste, est le secrétaire général adjoint du parti pour les libertés et le développement (PLD, opposition), sans oublié que le journaliste est le neveu du principal opposant Tchadien, Saleh Kebzabo, député et président de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR).

Pendant ce temps certains journalistes sont toujours détenus il s’agit de :

Ø  Mr Moussey Avenir De la Tchiré, Directeur de publication du journal indépendant « Abba Garde »  est poursuivi pour « incitation à la haine et au soulèvement populaire » suite à la diffusion de plusieurs articles critiques sur le régime du Président Idriss Déby  Itno

Ø  M. Juda Allahondoum directeur de publication du journal « UNION »  est poursuivi pour avoir publié un rapport faisant état de détournement de derniers publics.

En conséquence,

 

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

 

Ø  Dénonce avec fermeté toute les méthodes d’intimidations et de harcèlement des journalistes au Tchad ;

 

Ø  Rappelle aux Autorités Tchadiennes que le droit à l’information, à la liberté d’Expression et de Diffusion des Opinions des citoyens est reconnu et garanti par la constitution Tchadienne et la Charte Africaine des Droits de l’homme en son article 9 qui stipule dans ses alinéas 1« Toute personne a droit à l’information »

 

Alinéa 2 : « Toute personne a le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions… » ;

Enfin,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

Ø  Demande  la  libération sans conditions des deux journalistes ;

Ø  Condamne avec fermeté cette décision qui n’est motivée que par des raisons étrangères à l’information incriminée 

Ø  De prendre toutes les mesures nécessaires et urgentes pour assurer la sécurité physique et psychologique des journalistes.

A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) :

Ø  D’exiger au Gouvernement Tchadien la promotion du droit à  l’information et la liberté d’expression

 

Ø  D’exiger la création des mécanismes spécifiques de suivi pour un procès équitable en République Tchadienne.

 

Au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies (ONU) :

Ø  D’exiger des Autorités Tchadienne le respect des Conventions et traités régionaux et internationaux signés et ratifiés par l’Etat Tchadien en matière des Droits et des libertés d’expression.

 

 
Actualités
» Dernières nouvelles
Lire aussi