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Communiqué de Presse

Depuis le 22 Avril 2013, sur ordre du Ministère Camerounais de la Communication, la Foundation Radio est fermée définitivement par décision de M. Felix Nguele Nguele , Préfet du Département de la Mezam, dans la Région du Nord-Ouest (Bamenda) .

Selon les Autorités Camerounaises, cette Radio aurait diffusé de manière répétitive des émissions incitant à la « sécession ». Ce qui serait faux.

Car, de sources sûres, la seule émission qui a servi de prétexte à la fermeture de cette Radio a été diffusée sur les antennes de Foundation Radio le 25 mars 2013 dans le cadre du programme matinal « Good Morning Bamenda Show », animé par M. Tikum Mbah Azonga qui a interviewé deux invités qui se sont dits être membres du South Cameroon National Counsil (SCNC), un d’activistes Camerounais qui militent pour l’autonomie des régions Anglophones du Nord-Ouest et Sud-Ouest..

Aussitôt, M. Tikum Mbah Azonga qui est également le Directeur de la Station Radio a été interpellé et interrogé par les autorités policières de la ville qui ont exigé et obtenu la copie de l’enregistrement.

Il faut noter que M. Chistopher Fomunyoh, promoteur de cette Radio, est Directeur Régional de l’Afrique Centrale et Occidentale de l’Institut Démocratique National (NDI).

Cet Institut, qui met en évidence depuis de longues années les lacunes du système politique et de la transparence des élections au Cameroun sous la présidence de M. Paul Biya.

Tout ceci se passe au moment où le Cameroun organise pour la première fois les élections sénatoriales pour lesquelles de nombreuses irrégularités ont été déplorées.

En conséquence,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

- Rappelle aux autorités Camerounaises que le Droit à l’Information, à la Liberté d’Expression et de Diffusion des Opinions des citoyens est reconnu et garanti par la Constitution du Cameroun et la Charte Africaine des Droits de l’Homme en son article 9 qui stipule dans ses alinéa 1 : « Toute personne a droit à l’information » Alinéa 2 : « Toute personne a le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions… »

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

- Condamne avec fermeté cette décision qui n’est motivée que par une volonté de faire taire les Camerounais ;

- S’interroge sur l’opportunité de mettre des dizaines de jeunes Camerounais en chômage, alors que le chômage des jeunes est décrié au Cameroun ;

- Affirme que le processus démocratique va de paire avec la liberté d’expression et d’informer ;

- Demande aux Autorités Camerounaises de lever l’interdiction qui pèse sur la Foundation Radio, sans conditions et à l’immédiat ;

Aussi,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande :

A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) et au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies (ONU) d’exhorter les autorités Camerounaises à respecter les journalistes qui informent les populations par divers moyens.

 
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