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Communiqué de Presse

Depuis le 25 février 2013, les enseignants rassemblés autour de la « Coalition pour la Revalorisation de la Profession d’Enseignant(CRPE) au Congo-Brazzaville mènent une grève.

Ils réclament la revalorisation de leur profession, notamment des salaires plus élevés et un recrutement efficace et équitable dans la fonction publique. Malgré les pressions multiples des autorités congolaises, la grève persiste ; c’est ainsi que :

- Le jeudi 18 avril 2013 vers 19h, Monsieur Hilaire EYIMA, responsable du Département de Français du Lycée de la Révolution, est arrêté par les agents de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire(DGST) pour avoir diffusé les SMS appelant à la grève.

-Le vendredi 19 avril 2013, Monsieur Claude NZINGOULA, Inspecteur à l’Ecole de Médecine de Brazzaville est interpellé sur son lieu de travail par les mêmes agents.

Tous les deux sont détenus à la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST). Non seulement, ils n’ont pas été informés des motifs pour lesquels ils sont arrêtés ; mais ils n’ont ni le droit de recevoir des visites familiales, ni de consulter un avocat de leur choix, encore moins la possibilité de recevoir des soins médicaux.

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

-Est très préoccupé par les traitements dégradants et inhumains infligés à ces enseignants dont le seul but est d’améliorer leurs conditions de travail et de vie ;

-Est inquiet du retour des méthodes d’arrestation qui relèvent de l’époque anti-démocratique ;

-Dénonce ces arrestations arbitraires et apporte tout son soutien à ces enseignants.

Aussi,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande aux autorités congolaises :

- La libération immédiate et sans condition de Messieurs Hilaire EYIMA Claude NZINGOULA et de tous les enseignants arrêtés à cause de la grève

; - La préservation de l’intégrité physique et psychologique de Messieurs Hilaire EYIMA et Claude NZINGOULA ainsi que celle de leurs familles et de tous les enseignants pendant et après leur détention ;

- L’instauration d’un dialogue franc avec les enseignants pour le dénouement de la crise car leurs revendications sont justes ;

- La mise sur pied d’une commission d’enquête afin que les coupables de ces actes inhumains et dégradants répondent devant la justice Congolaise.

A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) :

- D’exhorter le Gouvernement Congolais le Respect de la Charte Africaine en son article 9, AL2 qui stipule : « Toute personne a le droit d’exprimer et de diffuser ses opinions dans le cadre des lois et règlements. »

Au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies :

-D’exhorter les Autorités Congolaises le respect des libertés syndicales, libertés d’expression, et de réunions pacifiques qui sont dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

 
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