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Communiqué de Presse

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) a appris de source digne de foi le harcèlement judiciaire que subit M. MUSA Usman Ndamba Vice-président de MBOSCUDA (Association pour le Développement Social et Culturel Mbororo), les menaces de mort à l’encontre de M. Jeidoh Duni, Activiste de MBOSCUDA et intimidation d’autres membres de l’Association et de la Communauté Mbororo dans la Région du Nord- Ouest du Cameroun (Bamenda).

M. MUSA Usman Ndamba Défenseur des Droits Humains, Vice-président de l’Association pour le Développement Social et Culturel Mbororo a comparu le 11 mai 2013 devant le Tribunal de 1er Instance de Bamenda, suite à une plainte d’un riche Propriétaire terrien local, M. Baba Ahmadou Dampullo déposée à ce tribunal.

Ce jour, le Procureur de la République lui a signifié quatre chefs d’inculpation rédigées dans une sommation en mi-avril 2013 qui ne lui aurait parvenue que le 10 Mai 2013, la veille de son procès. Son avocat a plaidé non coupable et a obtenu sa libération sous caution. La prochaine audience se déroulera le 27 Mai 2013.

Des mêmes sources, cinq autres membres de MBOSCUDA et son personnel ont été forcés de se mettre à l’abri après avoir fait un témoignage dans le cadre de l’enquête sur la tentative d’assassinat de M. Jeidoh Duni, un activiste de MBOSCUDA qui aurait été blessé suite aux balles reçues.

Parmi les cinq présumés coupables arrêtés, trois ont avoué et un d’entre eux a cité le nom du Propriétaire terrien M. Baba Ahmadou Dampullo comme étant le principal commanditaire.

Dans le cadre de l’Examen Périodique Universel des Nations Unies à Genève, où l’Etat du Cameroun a présenté son rapport le 1er Mai 2013, MBOSCUDA a soumis une contribution dans laquelle elle dénonce les menaces perpétrées contre les membres de leur Association et de leur Communauté. Il n’est pas superflu que cette contribution ait entrainé une augmentation des harcèlements et des intimidations.

De tout ce qui précède :

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

- Dénonce ce harcèlement judiciaire que subit de M. MUSA Usman Ndamba Vice-président de MBOSCUDA et demande l’abandon pur et simple de ce procès.

- Rappelle que ce n’est pas la première fois que les membres de MBOSCUDA subissent les menaces et les intimidations.

- Constate qu’aucune mesure définitive réglant des problèmes de cette communauté n’a été prise par les Autorités Camerounaises.

En conséquence :

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande aux Autorités Camerounaises :

- D’abandonner ce procès inique en encourageant une justice indépendante au Cameroun.

- D’interpeller les coupables de ces menaces, de les faire comparaitre devant une justice impartiale afin qu’ils répondent de leurs actes selon les règlementations du Cameroun.

- D’assurer la sécurité physique, psychologique de M. MUSA Usman Ndamba, de tous les membres de MBOSCUDA et de tous les Défenseurs exposés aux menaces et autres intimidations au Cameroun.

Aussi

le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) demande :

A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP)

- De faire respecter la Charte Africaine et tous les autres instruments régionaux relatifs aux Droits de l’Homme en général et des Défenseurs en particulier librement ratifiés par le Gouvernement Camerounais.

Au Conseil des Droits de L’Homme des Nations Unies (ONU) :

- D’exiger des autorités Camerounaises le respect des Conventions et Traités Internationaux signés et ratifiés par l’Etat du Cameroun en matière de protection des Défenseurs des Droits Humains, des procès équitables, de la liberté d’expression, de la protection des minorités et des Peuples autochtones

 
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