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Communiqué de Persse

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) vient d’apprendre l’arrestation arbitraire et torture morale de Monsieur David Shabani ( membre du Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires du Congo-Kinshasa (COJESKI) et de Me Christian Lukusha (membre de Justice Plus) à l’hôtel Munyonyo ou se tiennent présentement les pourparlers entre le Gouvernement et le Groupe rebelle du M23 ainsi que certains membres de la société civile et de l’Opposition Politique de la République Démocratique du Congo.

En apprenant la présence de certains membres de la société Civile aux assises de Kampala dont celle de Madame Elodie Ntamuzinda de la société civile du Sud-Kivu, David Shabani et Me Christian Lukusha ont pris l’initiative d’aller à leur rencontre en vue de les saluer et de leur faire part de l’intention de certains membres de la Diaspora et de la société civile Congolaise vivant et œuvrant en Uganda de les rencontrer pour un échange comme leur contribution aux pourparlers de paix.

Leur contribution aux pourparlers de portaient sur les points suivants :

1. Etat de lieu sur la situation socio – économique de la diaspora congolaise vivant En Uganda en particulier et celle de la toute la sous – région des grands – lacs En général dans le contexte actuel de la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo;

2. Echange sur les aspirations et attentes profondes de la diaspora congolaise en Particulier et du peuple congolais en général dans ce processus de dialogue Politique actuellement à Kampala ;

3. L’analyse de fait sur l’ensemble de certaines positions prises par L’ensemble des Organisations Non Gouvernementales de la société civile de la République Démocratique du Congo dont le RENADHOC vis à vis de l’actuelle guerre que la délégation de la Société Civile est sensée défendre et relayer à ces assises de Kampala. 

A leur arrivée à l’Hôtel Munyonyo ils ont été soumis au contrôle habituel de sécurité à l’entrée par des agents de l’Hôtel sans aucune difficulté, une fois dans l’enceinte Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa ont expliqué le mobile de leur visite devant le service de la police commis à la sécurité, un officier de la police en tenue Civile leur dira : « que tous les participants n’étant pas sur place, il devaient se renseigner à la réception de l’Hôtel »

Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa se rendant à la réception, seront interpellés par le même officier par l’entremise d’un officier armé qui les conduira au poste de police se trouvant dans l’enceinte de l’Hôtel, leur faisant croire qu’ils les aideraient à entrer en contact avec les personnes qu’ils sont venu chercher.

Dans ce poste de police Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa sont soumis à un long interrogatoire séré et fatigant sur le mobile de leur visite et ça après avoir décliné leur identité.

Sans être signifié sur les faits qui leurs sont reprochés Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa seront arbitrairement arrêtés et embarqué vers un grands poste de police situé à plus de deux kilomètre de l’Hôtel Munyonyo.

Ils seront ensuite soumis à un nouvel interrogatoire suivi d’un procès verbal dans trois bureaux successifs sur leur identité et le mobile de leur visite à l’Hôtel Munyonyo et ont été retenu toute la journée dans les locaux de police de Kabalagala.

De tout ce qui précède,

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) :

- Condamne fermement cette arrestation arbitraire et la torture morale qu’a fait subir la police à David Shabani et Me Christian Lukusa alors que leur identité et le mobile de leur visite à l’Hôtel Munyonyo leur avaient clairement été signifié ;

- S’insurge contre le refus injustifié qui est imposé à Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa de rencontrer la délégation de la société civile de la République Démocratique du Congo ;

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale Demande Aux Autorités Ougandaises :

- D’assurer l’intégrité physique morale et psychologique de tous les défenseurs vivant en Ouganda plus particulièrement Monsieur David Shabani et Me Christian Lukusa.

A la commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) :

- D’exiger du gouvernement d’Ouganda de respecter et de faire respecter le pacte relatif au Droits civils et Politiques ;

- D’exiger du Gouvernement d’Ouganda le respect et l’application des conventions et autres instruments des Droits de l’Homme ratifiés pour lui ;

- D’exiger des autorités d’Ouganda le respect des engagements concernant la protection des Défenseurs de Droits de l’Homme tels que stipulé dans la déclaration de Kigali et de Grand Baie.

Au conseil des Droits de l’Homme de l’Organisation des Nations-Unies :

- De demander aux Autorités Ougandaise de se conformer à la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, à la disposition des Nations Unies sur la protection des Défenseurs des Droits Humains ratifié par le Gouvernement de l’Ouganda ;

- De faire en sorte que ses assises de Kampala soient une occasion ultime de mettre fin à cette guerre de l’Est en République démocratique du Congo avec tous ce qu’elle apporte comme corollaires dans les souffrances pour la Population Congolaise.

 
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