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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) est consterné par l’humiliation et la tentative d’incarcération qu’a subi Me DANGAVO Guy Antoine, son Point Focal en République Centrafricaine par le Procureur de la République du Parquet du Tribunal de Grande Instance de Bangui.

Pour une banale bagarre sur la voie publique entre DANGAVO Beaujolais Vie de Dieu, fils de Me DANGAVO Guy Antoine et un de ses amis au quartier Miskine en République Centrafricaine, le 15 Août 2012, bagarre qui s’est soldée par l’arrestation des deux enfants par la police, placés en garde à vue au Commissariat du 4e Arrondissement de Bangui et libérés le 16 Août 2012, moyennant 10.010fcfa par enfant correspondant à l’amende à leur infligée pour violence et voie de fait selon l’enquêteur chargé du dossier, le Procureur de la République du Tribunal de Grande Instance de Bangui et son Deuxième Substitut Spécialisé ont décidé le 17 Août 2012 d’incarcérer Me DANGAVO Guy Antoine au motif fallacieux que la main courante du Commissariat du 4e Arrondissement portait la mention :« Maitre DANGAVO Guy, Avocat est passé à 19h libérer un détenu ».

En effet, le 17 Août 2012 Me DANGAVO Guy Antoine est convoqué au téléphone par le Deuxième Substitut Spécialisé du Tribunal de Grande Instance de Bangui. Il se rend à la convocation et à sa grande surprise, il est informé que le Procureur de la République a demandé verbalement de procéder à son arrestation pour : « usurpation de titre et complicité d’évasion d’un détenu », deux gendarmes sont réquisitionnés, il a failli être menotté comme un vulgaire délinquant et est en voie d’être conduit à la Section de Recherche et d’investigation de la Brigade Territoriale de Bangui.

C’est en cours de route que Monsieur Dominique Said PANGUINDJI, Directeur des Affaires Criminelles informé, demande de ramener notre collègue sous escorte des deux gendarmes afin que ce dernier lui explique les motifs de cette arrestation arbitraire. Après avoir entendu Me Guy DANGAVO, il a instruit le dossier au 2e Avocat Général qui l’a conduit à la Brigade Territoriale de Bangui afin d’être entendu sur procès verbal.

 

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) est surpris par les coïncidences suivantes :

 

1. C’est l’épouse de Me DANGAVO Guy Antoine qui procède à la libération de leur fils en s’acquittant des frais de l’amende requis.

 

2. Le policier qui assure la garde incrimine dans la main courante Me DANGAVO Guy Antoine d’avoir libéré un détenu.

 

3. Le lendemain c’est-à-dire moins de 24h, Me DANGAVO est convoqué verbalement et est pratiquement mis aux arrêts.

 

Ainsi, leRéseau des Dfenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC ):

 

  •   Se demande si l’accélération de la procédure d’arrestation ne cache pas d’autres mobiles obscures ;
  •   Dénonce les traitements humiliants et dégradants infligés à Me DANGAVO Guy Antoine ;
  •   Exige qu’une enquête indépendante soit diligentée d’urgence pour déterminer les raisons pour lesquelles ces autorités se sont précipitées à cette arrestation et demande aux autorités judiciaires d’y faire la lumière ;
  • Exige que des sanctions punitives soient prises à l’encontre des personnes coupables ;
  • Demande de prendre toutes les mesures nécessaires afin de garantir l’intégrité physique et psychologique de Me DANGAVO Guy Antoine ;
  • Renouvèle sa solidarité et son soutien à Me DANGAVO Guy Antoine.

 

A la Commission Africaine des Droits de l‘Homme et des Peuples (CADHP), d’exiger :

  •  Du Gouvernement Centrafricain de respecter et de faire respecter le Pacte Relatif aux Droits Civils et Politiques ratifié par la République Centrafricaine ;
  • Du Gouvernement Centrafricain le respect et l’application des Conventions des autres instruments des Droits de l’Homme ratifiées librement ; Des Autorités Centrafricaines les engagements concernant la protection des Défenseurs des Droits de l‘Homme tels que stipulés dans les Déclarations de Kigali et de Grand Baie.

Au Comité des Droits de l’Homme des Nations Unies ;D’exiger du Gouvernement Centrafricain :

  •   Le respect de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme en son article 10 « Nul ne doit participer à la violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales et agissant ou en s’abstenant d’agir quand les circonstances l’exigent…. » ;
  • Le respect des conventions, traités et autres instruments relatifs à la protection des Défenseurs des Droits Humains ratifiés par le Gouvernement Centrafricain en l’occurrence la Déclaration des Nations Unies de 1998 sur les Défenseurs ;
  • D’assurer la sécurité et l’intégrité Physique morale et psychologique de Me DANGAVO Guy Antoine Point Focal REDHAC en République Centrafricaine.
 
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