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FORUM DES ONGs

SOMMAIRE

Introduction………………………………………..……………………………………………….2

La situation des Défenseurs Des Droits Humains au Cameroun 3

La situation des Défenseurs Des Droits Humains au Gabon 5 La situation des Défenseurs Des Droits Humains en RDC 8

La situation des Défenseurs Des Droits Humains en République Centrafricaine 8

La situation des Défenseurs Des Droits Humains en Guinée Equatoriale 8 La situation des Défenseurs Des Droits Humains au Tchad…………………………9 Conclusion………………………………………………………………………………………....10

 

INTRODUCTION 

Depuis le dernier forum qui s’est tenu du 18 au 22 Octobre 2011 à Banjul en Gambie, la situation des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale n’a pas connu d’avancée spectaculaire malgré l’ouverture démocratique prônée par les Etats de l’Afrique Centrale.

Aussi, la sous région ayant connu la fièvre des élections en 2011 et en début de cette année, durant cette période, les Défenseurs des Droits Humains ont travaillé dans des conditions incertaines en risquant de leur vie.

Ce métier qu’ils on choisi est un travail nécessitant un esprit de sacrifices dont ils sont fiers d’exercer et lors qu’ils bravent les difficultés dans leur quotidien sans se soucier de leur familles au détriment de la justice.

Nous présentons ce rapport de manière globale en prenant quelques exemples concrets sur les défenseurs de différents pays qui payent le lourd tribut dans l’exercice de leur travail.

I. Cameroun

II. Gabon III. RDC

IV. Gabon V. République Centrafricaine

VI. Guinée Equatoriale

VII. Tchad

 

Au Cameroun

1. le 23 Novembre 2011 : Madame Epossi Adeline, Directrice du Centre d’écoute de l’Association de Lutte Contre les Violences Faites aux Femmes (ALVF-Littoral) à subit de Harcèlement et Surveillance à Douala par un individu non identifié.

2. le 02 Février 2012 : le REDHAC a été profondément préoccupé par l’écoute Téléphonique, l’enlèvement, menaces de viol et d’assassinat, de Madame Maximilienne Ngo Mbe, Directrice Exécutive du REDHAC à Mamfé dans le Sud-Ouest du Cameroun et a fait un communiqué de presse interpellant les organes décideurs de prendre acte de la situation pour qu’immédiatement des mesures soient prises pour assurer la sécurité et l’intégrité physique, morale et psychologique de Madame Maximilienne Ngo Mbe et de ses proches.

3. Le 10 Février 2012 : les habitants de Touboro subissent des traitements inhumains et dégradants pour avoir écrit au Président de la République dénonçant les exactions dont ils sont victimes, 13 jeunes ont été arrêtés et incarcérés dans une case du lamida de Rey-Bouba.C’est dans un document de six pages, intitulé « Déclaration commune de Touboro » signé de 1.190 jeunes le 29 décembre 2011, que le « Collectif des jeunes indignés de l’arrondissement de Touboro, dénoncent l’accaparation de leur liberté par l’autorité religieuse et traditionnelle de Rey-Bouba. “Ici chez nous dans le Cameroun de ‘Baba’, non seulement on doit travailler dur pour manger à notre faim, mais en plus, nous sommes traités comme des esclaves à la recherche de la liberté”, relatent les signataires.

4. Depuis le 23 Février 2012 : deux défenseurs des Droits Humains des personnes LGBT (Lesbiennes, Gay, Bisexuel-les, transsexuels) à savoir Anne Marie Mayaky et Joséphine Mandeng vivent dans une situation d'insécurité. Le REDHAC a rappelé au gouvernement Camerounais que l'association Alternatives Cameroun est une association légalisée depuis 2006, et dont les actions visent à défendre les droits Humains et offrir des soins et services de santé aux groupes à risques notamment les homosexuel, appelle les autorités locales et nationales à la tolérance et la non stigmatisation des personnes homosexuelles.

5. Mademoiselle Mbiapa Mbenda glwadis linda, journaliste à Aurore Plus, après la publication d’un article N° 1387 du 08 Février 2012 intitulé « que de fausses pièces » au sujet du procès de Michel Thierry Atangana Abega a subi les intimidations et les menaces de mort. Mbiapa Linda a reçu des appels des inconnus depuis la matinée de vendredi ,10 Février 2012. Le REDHAC a demandé aux autorités Camerounaises d’assurer la liberté d’expression, et l’indépendance des journalistes qui exercent leur métier.

6. 14 mars 2012 : le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale, (REDHAC) a appris avec consternation l’arrestation et la détention arbitraire de Théophile Nono membre de l’association M-PAC qui s’occupe des paysans dans l’Ouest du Cameroun à Bafoussam par les policiers du Groupement Mobile d’Intervention(GMI) qui l'ont interpellé avant de le remettre au Commissariat central. Son arrestation est survenue alors que Théophile Nono poursuivait Monsieur Takam (fermier) qui venait d'arracher des pancartes et affiches avec lesquelles notre collègue dénonçait l'exploitation injuste du travail dont le fermier se rend coupable, ce dernier et ses parents l’ont battu et blessé.

7. Monsieur Enoh Meyo Messe, candidat malheureux à l’élection présidentielle du 09 Octobre 2011 au Cameroun à été arrêté le 22 Novembre 2011 à l’Aéroport de Yaoundé-Nsimalen, Centre-Cameroun et détenu dans une cellule de la gendarmerie de Bertoua (région de l’Est-Cameroun) alors qu’il rentrait d’un voyage à Singapour.

Apres l’arrestation de Monsieur Enoh Meyo Messe, il est transféré en catimini, et à l’insu de tous dans les caves infectes d’une cellule de la gendarmerie de Bertoua (région de l’Est-Cameroun), où il subira des tortures et autres traitements inhumains et dégradants.

Grace à l’investigation du journal « le Jour » paru le 19 Décembre 2011, la communauté Nationale apprendra qu’il est enfermé dans une cave miteuse de la Gendarmerie de Bertoua.

Un mois après son arrestation, le 22 Décembre 2011, il est présenté au public, à l’issue d’une conférence de presse à la gendarmerie de Bertoua, comme un vulgaire bandit de grand chemin ayant dérobé, par un vol à mains armées un kilogramme d’or sans autre précision. On ne sait où et quand le vol a été commis. Il sera, par la suite, transféré à la prison Centrale de Kondengui (Yaoundé).

Le REDHAC à interpellé les autorités Camerounaises pour sa libération immédiate et inconditionnelle, et assurer sa protection et garantir son intégrité psychologique et physique.

8. Douala le 13 mars : 6 défenseurs de l’Association ADDEC ( Association pour la Defense des Droits, des Etudiants au Cameroun, les nommés Nzouabet Herve,Bayemi Andre, Jessie Bikoko, Tchaleu Barthelemy, Owono Nicaise, Et Njouonkou Soulemanou ont été arrêtés à l’hôpital gynéco-obstétrique de Ngousso aux alentours de 10 heures et détenus dans les locaux de la Délégation Générale à la Sureté Nationale (DGSN) alors qu’ils manifestaient pour soutenir Mademoiselle Vanessa Tchatchou, la jeune femme dont le bébé a été enlevé dans ledit hôpital .

9. Le 30 mars 2012, des agents de police dans la ville de Maroua, région de l’Extrême Nord du Cameroun, ont interrompu un rassemblement pacifique organisé par le Mouvement pour la Défense des Droits de l'Homme et des Libertés (MDDHL), et ont arrêté son président, M. Abdoulaye Math, et 14 autres membres de l'organisation qui prenaient part à l'événement. Des défenseurs des droits humains auraient été maltraités durant leur arrestation et détention, avant d'être libérés le même jour.

Quelques jours avant l'arrestation, Abdoulaye Math avait publié un communiqué de presse qui accusait le procureur, M. Mamadou Hismaïla, certains de ces substituts ainsi que certains officiers de la police judiciaire, de dépasser les limites de leur autorité avec impunité. Le MDDHL a ensuite organisé des rassemblements durant lesquels le contenu du communiqué aurait été lu publiquement.

Le REDHAC demande une résolution forte qui appelle le gouvernement Camerounais à faire respecter ses engagements concernant la protection des défenseurs des droits de l’homme telle que stipulée dans la Déclaration de Kigali et de Grand Baie.

 

La République Gabonaise

1. Harcèlement, intimidations, menaces et campagnes de presse diffamatoires et calomniatrice pour jeter le discrédit sur l’Avocate Me Paulette Oyane-Ondo, Défenseure des Droits de l’Homme et Conseil Juridique du REDHAC, par la presse qui elle-même s’affirme comme étant proche du Pouvoir et défenseur des intérêts du régime politique en place. Une campagne de presse a ainsi été orchestrée l’accusant de préparer un coup d’état et en la trainant dans la boue. En permettant de telles pratiques contre un défenseur des Droits de l’Homme, L’Etat gabonais viole les dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les Défenseurs des Droits de l’Homme depuis 1998 dont il est signataire et qui l’oblige à les protéger.

2. Intimidations perpétrées contre Monsieur Zacharie Myboto, Président de l’Union Nationale, parti de l’Opposition dissout. Systématiquement, des personnes circulant dans des véhicules non immatriculés, donc non identifiables, rodent autour de son domicile et font répandre la rumeur que des armes y sont entreposées. L’objectif est de faire croire que Monsieur MYBOTO prépare un coup d’Etat. L’Etat Gabonais viole ainsi les libertés individuelles de Monsieur Myboto .

3. M. Gaèl Moutsiengou un jeune homme de 28 ans a été poignardé dans un bar il y a quelques mois par un commando des Bérets Rouges armés. Le jeune homme a été tué par plusieurs coups de couteaux sans explication ni justification. Il s’agit là d’un acte de terrorisme d’Etat, Non à l’impunité.

4. Le 3 Janvier 2012 : le journal Echos Du Nord a été suspendu de parution, pendant deux mois, sans qu’aucun motif ne soit signifié par le Conseil National de la Communication (CNC).

L’Etat gabonais porte ainsi atteinte à la liberté de la presse tout en violant les droits fondamentaux suivants :

-Le droit à la liberté d’expression : article 9 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,

-le droit à un procès équitable

-le droit à la liberté d’opinion, de pensée et de conscience : article 8 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

-Le droit au travail et tous les droits qui lui sont interdépendants. Il convient de rappeler qu’en juin 2011, le journal Echos Du Nord avait déjà fait l’objet d’une suspension semblable et que son Directeur de Publication Monsieur Désiré ENAME avait été kidnappé et séquestré par les agents de la Police Judiciaire. Les recours introduits par le journal Echos Du Nord et Monsieur Désiré ENAME sont pendants devant le Conseil d’Etat depuis plus de six mois, sans examen. L’Etat gabonais viole ainsi les droits fondamentaux suivants du journal ECHOS DU NORD et de Monsieur Désiré ENAME :

Le droit d’accès à la Justice et le droit à un procès équitable : article 7 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples.

5. Le 3 janvier 2012 : la télévision privée dénommée TV+ a été interdite d’émettre pendant 3 mois par le Conseil National de la Communication, sans avoir été entendue ni appelée.

L’Etat gabonais porte ainsi atteinte à la liberté de la presse tout en violant les droits fondamentaux suivants de TV+:

-Le droit à la liberté d’expression : article 9 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,

-le droit à la liberté d’opinion, de pensée et de conscience : article 8 de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples,

6. Entre le 24 Novembre et le 10 Décembre : Pendant la période électorale, l’Opposition a entrepris une Caravane pour aller à la rencontre des populations des neuf provinces du pays. La Caravane est arrivée dans le Moyen Ogooué le 24 novembre. A Lambaréné, le Chef-lieu de cette province, Monsieur Pascal Yama Lendoye, Gouverneur de la Province, a refusé à l’Opposition de tenir un meeting à la Place de l’Indépendance qui est un espace public. La Caravane est arrivée dans la Province de la Ngounie le 25 novembre. Monsieur Michel MouguimA, Gouverneur de la Province, a refusé à l’Opposition de tenir un meeting à la place des fêtes de Mouila qui est un espace public. La Caravane est arrivée dans la Province de la Nyanga le 26 novembre. Monsieur Joseph Guebot Mbote, Gouverneur de la Province, a refusé à l’Opposition de tenir un meeting à la Place de l’Indépendance de Tchibanga qui est un espace public. La Caravane est arrivée dans le Haut-Ogooué le 28 novembre. Monsieur Bertrand Moundounga, Gouverneur de la Province, a interdit à l’Opposition de tenir un meeting à la Place de l’Indépendance de Franceville qui est un espace public. La Caravane est arrivée dans la Province de l’Ogooué Lolo le 1er décembre. Monsieur Gaspar N’nang Ela, Gouverneur de la Province, a interdit à l’Opposition la tenue d’un meeting à la Place de l’Indépendance de Koula-Moutou qui est un espace public. La Caravane est arrivée dans la Province de l’Ogooué Ivindo le 2 décembre. Monsieur Ruffin Moutessayigoue, Gouverneur de la Province, a refusé à l’Opposition de tenir un meeting à la Place de l’Indépendance de Makokou qui est un espace public.

7. Le 11 janvier 2012 : pour avoir réclamé leur bourse, les Etudiants de l’Université de Libreville baptisée Université Omar Bongo, ont été expulsés manu militari de l’Université sous des tirs de gaz lacrymogènes, en violation des franchises universitaires et du droit à l’éducation qui est un Droit de l’Homme Universel.

Le REDHAC demande au forum de demander à la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples qui s’ouvrira le 18 Avril 2012 à Banjul de condamner par une résolution le comportement tyrannique du gouvernement Gabonais contre le droit à la liberté d’expression et le droit à la liberté d’association , Article 9 et 10 de la charte Africaine des Droits de l’homme et des peuples.

 

En République Démocratique du Congo

Avant l’élection présidentielle du 28 Novembre 2011 nous avons sorti des déclarations appelant les autorités à laisser les défenseurs faire leur travail convenablement. Malheureusement, nous avons été en collaboration avec l’OCDH au Congo Brazzaville d’organiser la délocalisation de quelques défenseurs pour quelques temps de la RDC au Congo Brazzaville avant la proclamation des résultats, car leur sécurité en dépendait.(5 de nos collègues ont bénéficié de cette expertise).

La situation en République Démocratique du Congo reste très préoccupante, les Défenseurs des Droits Humains sont réduits au silence. Les seigneurs de la guerre continuent à semer la terreur au Nord et au Sud Kivu. Les viols des femmes ne sont pas en reste. Les enfants soldats enrôlés par ceux qui se battent pour les richesses sont à dénoncer et à déplorer.

Le REDHAC demande au forum d’adopter une résolution très ferme pour soutenir nos collègues défenseurs des droits humains en exigeant à l’Etat de la République Démocratique du Congo de s’engager publiquement et fermement à prendre des mesures pour la protection effective des droits de l’homme et à la lutte efficace contre les fléaux cités plus haut .

En République Centrafricaine

16 Janvier 2012 : le REDHAC a été informé de l’arrestation de Ferdinand Samba, Directeur de Publication du journal « Le Démocrate » , le lundi 15 janvier 2012 à Bangui en République Centrafricaine à la suite d'une plainte déposée pour diffamation au Tribunal de Grande Instance de Bangui par le Ministre d’Etat aux Finances, Sylvain Ndoutingaï proche du président BOZIZE.le REDHAC a fait un communiqué de presse appelant l’Etat centrafricain de libérer sans condition et garantir l’intégrité physique et psychologique du journaliste Ferdinand Samba, Directeur de Publication du journal « Le Démocrate » .

D’autres défenseurs sont dans le collimateur des autorités.

Le REDHAC demande au forum de demander aux autorités de la République Centrafricaine de garantir la protection des défenseurs des droits humains en République Centrafricaine.

 

Guinée Equatoriale

Le 23 Février 2012 : le Réseau des défenseurs des Droits Humains en Afrique centrale (REDHAC) a été profondément préoccupé par l’arrestation et la détention arbitraire du Dr Wenceslao Alo Mansogo, Secrétaire des droits de l'homme et des libertés civiles de la Convergence pour la démocratie sociale en Guinée équatoriale, arrêté le 17 Février 2012. le REDHAC a demandé aux autorités Equato-Guinéennes de prendre toutes mesures nécessaires pour assurer la protection physique et morale du Dr Wenceslao Alo Mansogo et de tous les Défenseurs des Droits Humains en Guinée-Equatoriale.

Le REDHAC plaide auprès du forum de demander au gouvernement de la Guinée Equatoriale de s’engager publiquement à inclure dans sa législation les dispositions pour la protection des défenseurs des droits de l’homme.

 

Au Tchad

1. Le 23 Décembre 2011 : Le REDHAC a été consterné par le cas de son collègue et conseiller du Conseil d’Administration au Tchad, Deuzoumbe Daniel Passalet qui avait été arrêté le 19 Décembre 2011 à Djaména au Tchad et detenu arbitrairement dans la prison de Moussoro à 300Km au Nord de Djaména, une prison réservée aux condamnés de morts Pour « dénonciation calomnieuse » pour avoir donné une interview à une radio. Il a été relaxé le 30 Décembre 2011 au « bénéfice du doute » par le juge grace à un plaidoyer efficace d’Amnesty Internationale et du REDHAC. Depuis sa sortie de la prison, il présente des problèmes de santé et ne se sens pas toujours en sécurité.

2. Ndjamena, le 2 avril 2012 : quatre ans après la tentative de prise de pouvoir par les rebelles armés et la répression gouvernementale qui s'en est suivie, dont la disparition forcée de l'opposant politique, Ibni Oumar Mahamat Saleh. Certaines organisations au Tchad estiment que peu d'avancées concrètes ont été réalisées par les autorités tchadiennes pour mettre en œuvre les recommandations de la Commission Nationale d'Enquête qui avait été conclue avec la responsabilité des autorités dans les nombreuses violations des droits de l'Homme perpétrées à la suite de l'attaque rebelle. Alors que la Haut-Commissaire adjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, Madame Kyung-Wha Kang, est en visite au Tchad, ces organisations appellent le gouvernement à faire plus et mieux, notamment pour faire juger les auteurs de violations des droits de l'Homme, pour réformer la justice et le secteur de la sécurité, et élucider le sort d'Ibni Oumar Mahamat Saleh.En février 2008, le pouvoir du président Idriss Deby Itno était menacé par la plus importante offensive des mouvements armés rebelles depuis son accession au pouvoir en 1990 : venus du Soudan voisin, les rebelles avaient assiégé Ndjamena et le palais présidentiel. Au prix d'une contre-offensive meurtrière, le régime tchadien, repoussait les rebelles et entamait une vaste opération de représailles contre tous ceux qui, selon les autorités, auraient soutenu les rebelles : les populations ethniquement proches des rebelles ont été ciblées, les leaders de l'opposition politique ont été raflés et détenus au secret, les prisonniers de guerre ont disparu. Les violations des droits de l'Homme perpétrées par les forces gouvernementales et leurs alliés du Mouvement pour la Justice et l’Égalité (JEM), y compris des viols de femmes, ont été pointées du doigt par la Commission Nationale d'Enquête mise sur pied à la suite des pressions Internationales pour faire la lumière sur les « événements de février 2008 » et notamment la disparition forcée du principal opposant au régime, Ibni Oumar Mahamat Saleh, et des 136 prisonniers de guerre encore à ce jour portés disparus.

Le REDHAC plaide auprès de la commission Africaine des Droit de l’Homme et des Peuples d’exiger par le biais du forum au gouvernement tchadien de réviser ses textes sur les traitements inhumains et dégradants à l’endroit des défenseurs des droits Humains au Tchad et de faire la lumière sur les 13 recommandations formulées par la Commission Nationale d’Enquête.

 

CONCLUSION :

Ainsi résumé grosso modo la situation que vit au quotidien le Défenseur des Droits de l’Homme en Afrique Centrale , le REDHAC espère à travers sa stratégie ( plaidoyer , lobbying , interpellation des gouvernants) atteindre ses objectifs de voir les Défenseurs des Droits Humains travailler dans la quiétude sans être inquiéter pour élever à une dignité ce métier à risque pour que triomphe la démocratie et les droits de l’Homme tant souhaiter par les peuples Africains.

 

Fait à Douala,

le 10 Avril 2012

Directrice Exécutive

Ngo Mbe Maximilienne

 
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