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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Réseau des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale, (REDHAC) vient d’apprendre avec consternation l’arrestation et la détention arbitraire de Théophile NONO depuis ce matin à Bafoussam par les policiers du Groupement Mobile d’Intervention(GMI) qui l'ont interpellé avant de le remettre au Commissariat central. Son arrestation est survenue alors que Théophile Nono poursuivait Monsieur Takam(fermier) qui venait d'arracher des pancartes et affiches avec lesquelles notre ami dénonçait l'exploitation injuste du travail dont le fermier se rend coupable, ce dernier et ses parents l’ont battu et blessé.

Selon des sources bien informée Théophile Nono aurait un différend '(lié au non paiement des salaires) avec M. Takam. Théophile Nono, avait déjà fait appel à un haut-gradé de la gendarmerie qui a constaté sur le terrain que Takam voulait simplement gruger le travailleur.

En effet, à la date du mercredi 29 février dernier, alors que Théophile NONO menait, au rez-de-chaussée de l’immeuble du siège social de la Sté FERPOTA (Ferme Polyvalente Takam) une série d’actions revendicatives visant à faire valoir ses droits salariaux réclamés en vain depuis le 23 janvier passé, Monsieur Joseph Takam, dénoncé avec force le caractère négrier en tant que patron d’entreprise, Adeline Takam, sa fille, majeure, et son ami professeur qui l’assiste dans tout se sont rendus coupables de dénonciation calomnieuse, coaction et complicité de dénonciation calomnieuse, en allant rapporter, gratuitement et par calcul, à une autorité publique, l’officier supérieur commandant l’Etat-major du Groupement de Gendarmerie Territoriale en l’occurrence, que Théophile Nono le séquestrait.

M. Joseph Takam, en sa qualité de DG de l’entreprise FERPOTA est l’instigateur premier de la provocation du délit. Il a agit en concertation avec son ami professeur et sa fille Adeline Takam. pendant que Théophile s’affairait à protester sur la véranda même du siège social de l’entreprise, son DG, Monsieur J. Takam, après avoir pris la peine de lire, sans ouvrir la bouche, une à une les affiches revendicatives et dénonciatrices qu’il avait apposées sur les murs de l’entreprise.

Après plusieurs heures de concertation pour définir une stratégie pour contrer son action (Théophile NONO demeurait toujours sur la véranda du siège social, revendiquant ouvertement ses droits. Il était aux environ 17 heures et Théophile NONO était là, debout, depuis 14 heures. Il a crû que l’homme s’était enfin décidé à désamorcer la crise qu’il avait lui-même provoquée. Mais a été surpris de constater qu’il l’obligeait à passer la nuit, là, sur place,

C’est par la suite qu’une équipe de gendarmes armés de fusils de guerre, conduite par le colonel commandant l’Etat-major du Groupement de Gendarmerie Territoriale ont débarqué sur les lieux c’est alors que Joseph Takam desserra l’étau sur la personne de NONO Théophile pour séquestration. Or, le colonel s’est tout de suite rendu compte que J. Takam (tétanisé peut-être par son piètre stratagème), que Joseph Takam donc se trouvait complètement incapable d’ouvrir la bouche et répondre à la question simple et claire du colonel lui demandant s’il ne pouvait pas accéder à son domicile. Mutisme et bégaiements de l’intéressé en dépit des réactions de la foule qui disait : « mais ! Répondez, non »…

L’accusation de séquestration à l’ endroit de NONO Théophile était donc peut plus fausse. Et pour mieux encore le prouver, NONO Théophile s’est permis de prendre le colonel à témoin pour lui indiquer l’accès à l’immeuble de Joseph Takam, en ouvrant lui-même le portail d’entrée et en l’invitant à constater combien l’intérieur du garage et la cour extérieur étaient non seulement libres d’accès, mais entièrement dégagés. le colonel s’est trouvé confus face à une dénonciation aussi grossière de la part d’un gros responsable comme Takam. En effet l’Officier supérieur s’est immédiatement tourné vers NONO Théophile et sa femme qui vivaient en direct l’accusation pour leurs supplier, à la limite, de rentrer tranquillement chez eux.

Le REDHAC :

- condamne avec fermeté cette arrestation arbitraire du défenseur des droits humain NONO Théophile président M-PAC employé de la Sté FERPOTA à Bafoussam qui a manifesté pacifiquement pour revendication de ses arriérés de salaire s’élevant à pas à moins de 1,5 million de F CFA.

- Exprime son inquiétude quant au nom respect des lois de la République qui consistent à garantir le droit à toute personne le bien être.

- Rappelle aux autorités camerounaises que la liberté d’expression, la liberté de manifester pacifiquement, d’appartenir à une association, de se réunir sont des droits qui sont inscrits dans le préambule de notre constitution et doivent être garantis par l’Etat de Droit du Cameroun.

Aussi, Le REDHAC

demande aux autorités de la République du Cameroun de:

- libérer sans condition et à l’immédiat du défenseur des droits humain NONO Théophile arrêté arbitrairement hier au siège de sociale de la societé FERPOTA à Bafoussam ;

- garantir l’intégrité physique et psychologique NONO Théophile, défenseur des droits humain qui se trouve dans les locaux du Commissariat central de Bafoussam ;

- d’éviter tout traitement inhumain et dégradant à l’endroit du défenseur des droits humain NONO Théophile.

- prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection et la sécurité des défenseurs des droits de l’homme au Cameroun.

- Au Conseil des Droits de L’homme de l’ONU de

- demander aux autorités de la République du Cameroun de garantir la liberté d’expression, d’association et de manifester pacifiquement dans notre pays

- se conformer aux dispositions de la Déclaration des Nations Unies sur les Défenseurs des droits de l’Homme ;

- demander aux Etats de l’Afrique Centrale de s’engager publiquement à inclure dans leurs législations des dispositions pour la protection, la sécurité des défenseurs des droits de l’homme.

- Demander que ces éléments de force de l’ordre soient traduits en justice et punis selon les lois de la République du Cameroun

A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples :

- D’exiger du gouvernement Camerounais le respect de ses engagements concernant la protection des défenseurs des droits de l’homme tel que stipulés dans les Déclarations de Kigali et de Grand Baie ;

- D’exiger du gouvernement camerounais le respect de sa constitution qui fait sienne la Déclaration Universelle des droits de l’homme (liberté d’association, de manifester pacifiquement, de se réunir etc…)

- D’exiger l’arrestation et le déferrement des ces éléments de force de l’ordre devant les tribunaux

- de soutenir le plaidoyer pour la sécurité et la protection des défenseurs en exigeant des Etats Africains de s’engager publiquement et fermement à prendre des mesures pour la protection effective des droits de l’homme ;

- De faire respecter toutes les conventions signées par notre pays relatives aux droits de l’homme et aux droits des défenseurs.

Pour toutes actions urgentes, veuillez contacter :

Premier Ministre : Philémon YANG :

Tél. : (+237) 22 23 92 54 / 22 23 57 60 / 22 23 57 50 / 22 21 00 42

Fax : (+237) 22 23 57 65

Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense : Edgar Alain MEBE NGO’O

Tél. : + 237 22 22 15 24.

Fax + 237 22 23 59 71

Vice-premier Ministre, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Laurent ESSO

Tél. : (+237) 22 23 55 56

Fax : (+237) 22 23 55 59

Secrétaire Général de la Présidence de la République : Ferdinand NGOH NGOH

Tél. (+237) 22 20 04 55.

Fax : (+237) 22 22 08 70

Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation : SADI René Emmanuel

Tél. : (+237) 22 23 10 56

Fax : (+237) 22 22 63 32

Délégué Général à la Sûreté Nationale : Martin MBARGA NGUELE

Tél. : (+237) 22 20 30 93 / 22 20 22 80

Fax : (237) 22 2100 69

 
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