Déjà visiteurs: 443291 - Actuellement 63 connectés
 
 Acceuil »  Actualités »  Dernières nouvelles

Communique de Presse

Le Réseaux des Défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) est préoccupé par l'insécurité que vie deux défenseurs des Droits Humains des personnes LGBT (Lesbiennes, Gay, Bisexuel(les), transsexuels) à savoir Anne Marie MAYAKY et Joséphine Mandeng. Depuis le mois de Janvier 2012, les actions de sensibilisation de l'association "Alternatives Cameroun" (association œuvrant pour les Droits Humains des personnes homosexuelles au Cameroun) sont mises à mal notamment par le chef de quartier de la ville de Douala, ainsi que par les agissements de certains bénéficiaires de l’association intimidés par les familles.

Cette image négative de l'association ravive l'homophobie ambiante qui règne déjà dans le pays. C'est ainsi que des chaines de télévision locales suite à une affaire de vol et d'extorsion de biens impliquant un présumé homosexuel ont publié les noms de deux employées de l'association "alternatives Cameroun" tout en présentant cette association comme le paravent de l'homosexualité dans la société Camerounaise.

Le Réseau des Défenseurs des droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC)

Rappelle que l'association Alternatives Cameroun est une association légalisée depuis 2006, et dont les actions visent à défendre les droits Humains et offrir des soins et services de santé aux groupes à risques notamment les homosexuel-les. Appelle au respect de la liberté d'association garanti par la constitution du Cameroun.

Interpelle les médias sur le rôle pédagogique qui leur incombe notamment en matière d'éducation aux Droits Humains et de lutte contre les discriminations.

Appelle les autorités locales à la tolérance et la non stigmatisation des personnes homosexuelles 

A la Commission Africaine des Droits de l‘Homme et des Peuples (CADHP), de demander aux autorités Camerounaises :

Le respect et l’application des Conventions des autres instruments des Droits de l’Home qu’il a ratifié.

De faire respecter les libertés syndicales et le droit d’appartenir, de constituer ou de s’affilier á une association.

D’exiger des autorités Camerounaise les engagements concernant la protection des Défendeurs des Droits de l‘Homme tels que stipulés dans les déclarations de Kigali et de Grand Baie

De promouvoir les Droits Humains pour tous, sans discriminations ni stigmatisation aucunes.

 
Actualités
» Dernières nouvelles
Lire aussi