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Communique de Presse

Le Réseau des défenseurs des Droits Humains en Afrique centrale (REDHAC) est profondément préoccupé par l’arrestation et la détention arbitraire du Dr Wenceslao Alo Mansogo, Secrétaire des droits de l'homme et des libertés civiles de la Convergence pour la démocratie sociale en Guinée équatoriale, arrêté le 17 Février 2012.

Le juge en charge du "cas du docteur Wenceslao Mansogo" l'a placé en détention provisoire en début de soirée du vendredi 17 Février 2012 donnant suite aux instructions qu'il avait reçu et en attente de plus amples instructions. La soumission totale du juge à "l'autorité" qui décide du sort de Wenceslao a ignoré les conclusions du "rapport Salomon" publié juste après, tout comme il avait déjà ignoré le rapport (rapport facultatif) sur l'autopsie rédigé à l'hôpital de Bata et antérieur à la détention et la comparution devant lui du responsable d'opposition. En prononçant la détention de Wenceslao, le juge a évoqué la poursuite de l'interrogatoire pendant la journée d'hier. Ce qui n'a pas été le cas, le seul acte posé par le juge a été de remettre à l'avocat Elias Nzo un "Acte d'imputation" dans lequel Wenceslao est accusé de "profanation d'un cadavre" et d’imprudence condamnable".L'acte a été écrit, deux jours après la réunion qui a eu lieu à l'Hôpital de Bata avec toutes les parties prenantes tout en ignorant pourtant les conclusions issues de cette réunion. L'acte avait-il été préparé avant et le juge a oublié de le signifier à Wenceslao au moment de sa détention? Nous ne pouvons le savoir actuellement.

L'avocat de la défense à l’ intention de faire un recours contre l'acte d'accusation ce jour. Nous avons été informé que durant la matiné du Samedi, Salomon Nguema Owono le Ministre de la santé a fait une visite au sein de la clinique Espoir littoral, propriété du Dr Wenceslao Mansogo. Les proches du médecin (son épouse Maria José Ada) et le personnel médical étaient présents. L'émissaire d'Obiang y a effectué ce qu'il est convenu d'appeler une "visite de médecin", il est entré un moment dans le bloc opératoire et dans une salle de soins, rien de plus. Rien qui puisse permettre de parvenir à une conclusion satisfaisante.

Le REDHAC :

Condamne avec fermeté l’arrestation et la détention arbitraire du défenseur, Dr Wenceslao Alo Mansogo;

Exprime son inquiétude quant au non respect des lois de la République de Guinée Equatoriale qui garantissent la liberté d’expression ;

Craint que cette détention soit un recul des acquis de la démocratie en République de Guinée Equatoriale et a pour but de museler les défenseurs de Droits Humains en Guinée ;

Met en garde le Gouvernement Guinéen en particulier, mais aussi tous les gouvernements de l’Afrique centrale contre toutes les exactions commises contre les défenseurs des Droits de l’Homme ;

 Appelle les organisations nationales, régionales et internationales à faire la pression afin que le Secrétaire des droits de l'homme et des libertés civiles de la Convergence pour la démocratie sociale en Guinée équatoriale retrouve sa liberté. Au

Gouvernement Guinéen, le REDHAC recommande

De libérer sans condition Dr Wenceslao Alo Mansogo; notre collègue défenseur.

 De prendre toutes mesures nécessaires pour assurer la protection physique et morale du Dr Wenceslao Alo Mansogo et de tous Défenseurs des Droits Humains en Guinée ;

De garantir la protection des Défenseurs des Droits Humains contre les entraves dans l’exercice de leur fonction ;

De respecter en toute circonstance les engagements pris par le Gouvernement Guinéen en matière des Droits Humains et le Droit à la vie.

A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples

D’exiger du Gouvernement Guinéen le respect de ses engagements concernant la protection des défenseurs des droits humains tel que stipulé dans la déclaration de Kigali et du Grand Barré ;

D’exiger du Gouvernement Guinéen par son pouvoir d’assurer la protection du Dr Wenceslao Alo Mansogo ;

• De faire respecter les libertés d’information et d’expression des Guinéens. Au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU

De demander aux Autorités de la République de Guinée Equatoriale ;

De garantir la sécurité physique et psychologique de Monsieur du Dr Wenceslao Alo Mansogo et des défenseurs des droits humains en République de Guinée Equatoriale ;

De se conformer aux dispositions des Nations Unies sur les défenseurs des droits humains.

 
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