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DECLARATION

Le 20 avril 1997, le Professeur Titus EDZOA, Ministre de la Santé Publique du gouvernement camerounais, Conseiller Spécial du Président de la République, Cadre du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), Parti au pouvoir, démissionne de ses fonctions et se déclare candidat à la magistrature suprême pour l’élection présidentielle d’octobre 1997. En mai 1997, deux semaines après l’arrestation de Monsieur Michel Thierry ATANGANA ABEGA pour motif de « grand banditisme », par les éléments du Groupement

Spécial d’Opération (GSO) lourdement armés, sur la base d’une autorisation du préfet du Mfoundi à Yaoundé, Monsieur Edgar Alain MEBE NGO’O, aujourd’hui Ministre Délégué à la Présidence de la République chargé de la Défense du gouvernement camerounais, Cadre du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC), Parti au pouvoir,

Le Professeur Titus EDZOA, qui n’est pas encore arrêté, et qui n’a plus de contact avec Monsieur Michel Thierry ATANGANA ABEGA, déclare que ce dernier est son Directeur de campagne. Dès lors, toutes les foudres des autorités camerounaises qui n’ont pas pris la peine de vérifier la véracité de cette déclaration du Professeur Titus EDZOA, s’abattent sur Monsieur Michel Thierry ATANGANA ABEGA, considéré comme l’homme de main du Professeur Titus EDZOA, devenu adversaire politique de l’autorité suprême.

Depuis ce jour, M. Michel Thierry ATANGANA ABEGA, croupit comme un vulgaire criminel et malgré les peines purgées qui étaient injustes de 15 ans d’emprisonnement dans une cellule au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED), dans un périmètre de moins d’un kilomètre par jour, sous la haute surveillance de 12 gendarmes armés.

Le 23 octobre 2008, au moment où M. Michel Thierry ATANGANA ABEGA a l’espoir de sortir enfin de cette cellule au regard de l’ordonnance de non-lieu n°234/SOG/07/54 du 23 0ctobre 2008 du Juge d’Instruction Monsieur Pascal MAGNAGUEMABE en sa faveur, il est subitement informé de l’appel fait par le Parquet devant la Chambre de Contrôle sur les mêmes motifs.

Le 03 février 2009, la Chambre de Contrôle rend son arrêt, pour la réouverture d’un procès sur lequel le Juge d’Instruction en charge du dossier s’est prononcé après avoir entendu tous les accusés, effectué plusieurs Commissions Rogatoires aussi bien sur le plan national qu’international, écouté les témoins et l’expert commis par l’Etat.

- Considérant la tenue de l’élection présidentielle du 09 octobre 2011, et la victoire du Président Paul BIYA selon la Cour Suprême, siégeant comme Conseil Constitutionnel ;

- Notant la volonté du Président Paul BIYA à œuvrer pour la paix et la démocratie, dans son discours de prestation de serment devant la Cour Suprême, les Représentations diplomatiques, les Corps constitués, la presse nationale et internationale ;

Le REDHAC :

- S’inquiète fortement du maintien en détention de M. Michel Thierry ATANGANA ABEGA et autres depuis au moins 15 ans au Secrétariat d’Etat à la Défense (SED) ;

- S’étonne de la réouverture d’un autre procès alors qu’ils ont été condamnés injustement à 15 ans d’emprisonnement et purgé leurs peines et s’inquiète du nouveau procès qui risque d’aboutir à des nouvelles lourdes peines privatives de libertés, et ce malgré l’ordonnance de non-lieu n°234/SOG/07/54 du 23 0ctobre 2008 ;

- S’interroge vivement sur les motifs réels de cet acharnement contre Michel Thierry ATANGANA ABEGA et autres.

Aussi, le REDHAC exhorte

  1. Les autorités camerounaises de :

- Libérer sans conditions et à l’immédiat, Michel Thierry ATANGANA ABEGA et les autres, afin de concilier l’acte à la parole du Président de la République nouvellement réélu ;

- Respecter ses engagements librement ratifiés à savoir, la Charte Africaine des Droits de l’Homme, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et surtout le Pacte International Relatif aux Droits Civils et Politiques du Comité des Droits Humains des Nations Unies.

2. La Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples :

- D’exiger des autorités camerounaises la libération immédiate et inconditionnelle de Michel Thierry ATANGANA ABEGA et les autres ;

- De les rétablir dans leurs droits de citoyens ;

- De réparer tout préjudice causé à Michel Thierry ATANGANA ABEGA et les autres depuis 1997, année de leur incarcération ;

- De faire respecter tous les traités ratifiés par elles, en particulier la Charte Africaine des Droits Humains et la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance.

3. Le Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies :

- De demander aux autorités camerounaises de libérer sans conditions et à l’immédiat Michel Thierry ATANGANA ABEGA et les autres ;

- De se conformer aux dispositions relatives au Pacte International pour les Droits civils et politiques des Nations Unies et tous les instruments ratifiés par les autorités camerounaises en matière du respect de la sécurité ;

- D’appliquer les dispositions pour un procès équitable, et l’application de l’autorité de la chose jugée, conformément à l’ordonnance n° 234/SOG/07/54 du 23 octobre 2008.

Me Alice Nkom                            Marc Ona Essangui             Roch Euloge N’ZOBO                   Célestin Ibrahimu                                      Maximilienne NGO MBE Présidente du Conseil           Conseiller du Conseil            Secrétaire du Conseil                       Point Focal                                                 Directrice Exécutive D’Administration                      D’Administration                     d’Administration                                                                                                                                                  n Cameroun                                         Gabon                                 Congo Brazzaville                       République Démocratique                              Cameroun 

 

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Ministre Délégué à la Présidence de la République, chargé de la Défense : Edgar Alain MEBE NGO’O

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