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COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Réseau de défenseurs des Droits Humains a été informé à 7 heures ce matin par les responsables de l’Union des Populations du Cameroun (U.P.C.) Parti politique de la séquestration et de la prise en otage de leur siège avec leurs membres à l’intérieur. Selon les déclarations de ces responsables, leur congrès qui a été convoqué du 12 au 15 Août 2011 a été officiellement ouvert hier à leur siège au quartier Bali à Douala et en présence de nombreux responsables des partis politiques et d’autres personnalités invitées sans incident. A leur surprise générale ce matin, ils ont reçu un coup de téléphone de leurs camarades qui ont passé la nuit à leur siège les informant que ce dernier était encerclé par les éléments de force de l’ordre. Le point Focal et la Directrice Exécutive qui s’y sont rendues, ont effectivement trouvé trois camions de police postés devant leur siège et les agents de sécurité munis de gourdins, matraques et fusils d’assaut ; une petite voiture bleue écrite ‘’Police’’ et quelques pick-ups. A l’intérieur de leur siège, où il n’a pas possible pour elles d’accéder se trouvent environ 30 personnes qui sont depuis hier soir privées de nourriture, d’eau et d’aller et venir. Ceux qui sont à l’extérieur sont interdits de rentrer. Au moment où nous écrivons cette déclaration, deux de leurs camarades, MM. Ngansop et Bikaï qui ont tenté d’apporter de l’eau et des médicaments ont été interrogés et refoulés. Le Réseau Des défenseurs des Droits Humains en Afrique Centrale (REDHAC) ; - Condamne fermement ces intimidations, cette séquestration et cette prise d’otages du siège et des membres de ce parti politique. Ceci est une atteinte grave aux droits des camerounais à tenir des réunions librement et pacifiquement. - Condamne la privation des mouvements de ces camerounais qui ne peuvent ni se nourrir ni aller et venir ; - condamne le déploiement des forces de l’ordre armées des matraques et fusils d’assaut sous le regard des passants et des autres militants aux mains nues qui ne souhaitent que tenir leur réunion conformément aux lois et règlementations du Cameroun en vigueur. - s’inquiète de la Santé de certains militants malades qui depuis hier n’ont pas reçu des soins. - s’inquiète du recul de la démocratie au Cameroun au moment où le pays s’engage dans la voie de l’élection présidentielle transparente. - Rappelle que la liberté d’expression, la liberté de se réunir pacifiquement, d’appartenir à une association ou un parti politique sont des droits qui sont inscrits dans le préambule de notre constitution. - Rappelle que ce type de comportement est une provocation et une incitation des autorités camerounaises à la violence en cette année électorale ; - Exprime son inquiétude quant au non respect des lois de la République qui consistent à garantir les droits politiques et Civils au Cameroun. Aussi, Le REDHAC demande aux autorités de la République du Cameroun de: - libérer sans condition et à l’immédiat le siège de ce parti politique y compris les personnes à l’intérieur ; - garantir l’intégrité physique et psychologique de toutes les personnes prises en otage dans ce siège; - prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la protection des Camerounais y compris les membres des partis politiques de l’opposition au Cameroun, - laisser les partis politiques de l’opposition à la veille des échéances électorales 2011 tenir en toute tranquillité leurs activités ; - respecter les lois nationales sur la liberté des partis politiques et tous les instruments régionaux et internationaux librement ratifiés par le Cameroun à savoir : la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, la Charte Africaine sur la Gouvernance, les Elections et la Démocratie. A la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples : - D’exiger du gouvernement Camerounais le respect des conventions régionales et internationales à savoir : le Pacte Civil et Politique, la Charte Africaine pour la Gouvernance, les Elections et la Démocratie et les autres instruments ratifiés par le Cameroun en matière la protection des droits de l’homme ; - De faire respecter les libertés syndicales et le droit d’appartenir à une association, à un parti politique. Au Conseil des Droits de L’homme de l’ONU - De demander aux autorités de la République du Cameroun de garantir la protection des citoyens et des membres des partis politiques de l’opposition sur son territoire - De se conformer aux dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui fait partie intégrante de la constitution du Cameroun dans son préambule; - De demander aux Etats de l’Afrique Centrale de s’engager publiquement à inclure dans leurs législations des dispositions pour plus de démocratie et de bonne gouvernance dans leur pays. Pour toute action urgente : Contacter Premier Ministre Philémon YANG : Tél. : +237 22 23 92 54 /22 23 57 60/22 23 57 50/22 21 00 42 Fax : + 237 22 23 57 65 Vice premier Ministre, Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Amadou Ali Tél. : +237 22 23 55 56 Fax : +237 22 23 55 59 Délégué Général à la Sûreté Nationale : Martin Mbarga Nguélé Tél. : +237 22 20 30 93 22 20 22 80 Fax : 22 21 00 69 Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation : Marafa hamidou Yaya Tél. : +237 22 23 10 56 Fax : +237 22 22 63 32

 
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